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Rán ☳ Mad Rush [REBELLE - validée]

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De la main de Rán T. Ýrardóttir signé le Mar 4 Oct - 21:31

Rán T. Ýrardóttir
feat. Amber Heard

Nom : Ýrardóttir, signifiant tout simplement "la fille d'Ýrar", le père de Rán.
Prénom(s) complet(s): Rán Tíalilja, elle porte le nom de sa mère morte en couche.
Race : Humaine
Âge : 23 ans
Groupe : Rebelle
Origines : Islandaises
Métier/Rang : Barmaid à l'Irish Pub ; Fille de la Fondation McGregor, Rán a commencé sa formation très jeune et est aujourd'hui l'une des figures d'élite de l'opposition. Elle a été esclave pendant un an, au Manoir, et fait partie des quelques esclaves chanceux ayant été libérés en 2042 par Aindras et Viljami.  
Désirez-vous être parrainé ? [] Oui [X] Non

Apparence

Non mais, regardez-la. Vous marchez vers elle. Elle vous regarde avec ce petit sourire qui lui donne un air si innocent, si jeune… un sourire radieux, mais trop rare dans un monde déjà si sombre… Ses cheveux châtains faseyent sous une douce brise, et lui caressent le visage comme ils veulent caresser le vôtre, et comme vous voulez caressez le sien… Ses traits sont doux, félins, parfois aguicheurs. Ses yeux vous sondent, sans qu’elle ne disent rien, et vous absorbe dans leur vert-de-gris intense. La plupart du temps, son regard est pétillant, plein de vie, espiègle, malicieux, comme si elle connaissait vos plus sombres secrets.
Puis elle recule, sans vous quitter des yeux, à la fois timide et provocatrice… À quel jeu joue-t-elle ? Elle dégage quelque chose de si… mystérieux. Elle se retourne et s’éloigne. Sa démarche est assurée, déterminée, confiante… et à la fois innocente… Après tout, elle n’est pas bien imposante. On ne pourrait pas dire pour sûr qu’elle est une rebelle, si on ne se fiait qu’à son apparence… Ses courbes sont alléchantes, subtiles mais simples, comme tout le reste de son corps. Mais suivez-la, charmez-la comme elle vous charme, déshabillez-la, et vous découvrirez la douceur de sa peau qui caresse ses courbes… Et vous verrez les innombrables cicatrices qui parsèment l’ensemble de son corps. Des entailles, des morsures, des coups de fouets, des brûlures… incalculables. Elle est si jeune et pourtant son corps semble avoir déjà tant vécu…
Pouvoir
décrire ici les pouvoirs de vos personnages. Attentions, ils sont limités en nombre de un, complémentaire au pouvoir naturel de mentalisme des vampires ainsi que leur capacité d'hypnose. Toutefois, tentez de ne pas en faire des pouvoirs surpuissants. Le staff se réserve le droit de le refuser en cas d'abus.
Psychologie
« Rán, c’est ce p’tit bout de cul de femme qui ne se laisse pas marcher dessus, et qui ne se laisse atteindre par rien. J’aime ça. Elle est déterminée et têtue comme une mule, et quand elle a quelque chose en tête, je vous assure, si c’est une idée stupide, vous avez meilleur temps de l’assommer, c’est le seule moyen de l’arrêter. Si vous y arrivez, parce que je dois avouer qu’elle se démerde vraiment pas mal dans les combats au corps à corps… Il lui faudrait juste un peu plus de muscles… C’est une vraie membre de la Fondation, dévouée jusqu’à la dernière goutte de son sang. J’adore son sourire, j’aimerais bien lui en arracher un plus souvent… Mais, vous connaissez les femmes, quand elle n’ont pas envie de rire, c’est limite si elles ne vous tuent pas du regard… Ouais, Rán est un peu trop sérieuse, faudrait qu’elle détende son string de temps en temps, ça lui ferait du bien… Mais ça me donne une raison de la taquiner davantage, je sais qu’elle adore ça ! Et quand elle se lâche, au moins, elle ne fait pas les choses à moitié… J’vous l’dis, cette fille, c’est une bombe… Dans tous les sens du termes. »
— Scott Boyle


« Elle pourrait être ma fille, vous savez… Bordel, ça ne me rajeunit pas ! Je veux dire, elle a pratiquement le même tempéramment que moi. Elle a une grande gueule, elle est franche, elle n’a pas vraiment de tact, mais elle y va sans passer par quatre chemins… Et, certes, elle est une femme, mais des couilles, elle en a une belle paire. Elle est paradoxale… Elle a le sang chaud et pourtant, quand il le faut, elle sait garder son sang-froid. Pour rien au monde elle ne nous trahirait, je sais qu’on peut lui faire confiance à cent pour cent. Après tout, on est comme sa famille… »
— Tony Hanson

« Mademoiselle Ýrardóttir est difficile à décrire. Elle a un côté inhumain qui a tendance à intimider de nombreuses personnes, même pour son jeune âge, et c'est probablement dû au fait qu'elle se sente au-dessus de la vie ; elle n'a pas peur de mourir, elle n'a pas peur de prendre une vie s'il le faut… Elle fait juste son boulot à fond, en acceptant les conséquences… Je ne dis pas qu'elle un robot inhumain, loin de là… Elle est juste très déterminée, elle agit et réfléchit vite, elle assume chacun de ses gestes, et ne s'excuse pas pour les décisions qu'elle prend. C'est comme si elle vivait dans un autre monde, dans son propre monde, elle crée ses propres règles pour parvenir à ses fins et exécuter les ordres qu'elle reçoit.
En dehors, elle est très à l'aise avec sa sexualité, qu'elle utilise parfois peut-être trop comme une barrière, comme une façade. Mais elle ne se laisse pas définir par sa sexualité, et ne s'en excuse pas. Elle est juste elle, véritablement, et s'assume complètement.
Derrière tout cela, Rán n’est pas une grande bavarde. Et pourtant, il s’en passe, des choses, dans sa tête. Elle est du genre à observer plutôt qu’à communiquer et ouvrir une discussion avec quelqu’un. Elle n’est pas très tactile, et là où une autre femme pourrait vous donner un câlin, Rán, elle, se contentera de vous filer une tape sur l’épaule pour vous montrer son soutien. Elle est distante, constamment dans sa bulle, constamment en train de se protéger. Pour certains, elle semble sérieuse, mystérieuse, et paraît faire preuve d’une grande sagacité… et c’est le cas, vraiment, mais elle est aussi incroyablement maladroite avec ses émotions et ses sentiments et a tendance à les cacher plutôt qu’à les accueillir. Elle les a toujours refoulés, et c’est probablement la raison pour laquelle elle est un atout de taille pour la Fondation, mais elle est comme une cocotte-minute qui menace à tout moment d’exploser…
 »
— Cami Mickelson

« Elle est mystérieuse. Si vous avez l’impression que moi, je suis mystérieux, je comprends maintenant ce que vous ressentez, lorsque je la regarde, elle. Une chose est sûre, ses intentions sont bonnes, et sa loyauté est vraie. Je le sais.  »
— Wellan de Bürgstag

« Ma p’tite sœur, je la connais comme si je l’avais faite… Tiens, c’est étrange de dire ça de ma sœur. Bref. Elle est humaine, même si elle n’en donne pas toujours l’impression. En effet, elle a de grands talents d’actrice, et pourrait vous faire croire probablement n’importe quoi… Après tout, il lui suffit d’un sourire pour faire chavirer votre cœur, n’est-ce pas ?
Elle donne l'impression que rien ne lui fait peur, elle n'a pas froid aux yeux et n'hésite pas à jouer la comédie pour parvenir à ses fins… Pourtant, on ne peut pas vraiment la juger de manipulatrices, non, elle ne l'est vraiment pas. Disons plutôt qu'elle sait l'être quand c'est nécessaire.
Son âme est écorchée vive, sanguinolente, blessée. Pendant un an, elle a été esclave dans le Manoir de McGuiness. Contre son gré. Vous imaginez bien que toutes les horreurs qu’elle a vécu là-bas ne l’ont pas laissée intacte… Toutes ces histoires de viols, de torture, d'asservissement… Ça me rend fou rien qui d'en parler et de l'imaginer avoir subi tout ça, même si d'autres ont probablement subi bien pire… Merde, c'est ma soeur.
Elle a toujours été solitaire, méfiante, sérieuse, courageuse, perspicace, impartiale… Mais lorsqu’elle est sortie du Manoir… lorsqu’elle est revenue à la Fondation, j’ai vu qu’une partie d’elle avait changé. Elle fait tout pour le cacher, pour le refouler, elle-même ne veut pas y croire… Mais, moi je le vois… Alors qu’avant elle détestait les vampires, maintenant, ils la fascinent tout autant. Ils l’obsèdent. Elle est sortie de ce Manoir plus… tordue… plus torturée… Son esprit a été corrompu et, peut-être qu'elle développe une espèce de syndrome de Stockholm, ou je ne sais quoi, mais les vampires l'ont pervertie… Mais elle ne montre rien, je pense que cette nouvelle partie d'elle-même lui fait peur et qu'elle lutte pour la refouler à tout prix… Elle veut être une bonne rebelle, si ce n'est la meilleure, et elle sait que cette perversion pourrait la freiner dans son efficacité…
Quoi qu'il en soit, elle reste la même et se bat toujours pour les mêmes convictions. Elle est humaine, je vous le dis.
 »
— Bjolan Ýrarson

BONUS (hihi) :
« Bah quoi on n'est plus des gosses, j'ai le droit d'apprécier les belles choses. »
— As'



Avez-vous d'autres liens ? : Yes sir! Avec Aindreas, et peut-être d'autres à venir.
Comment avez-vous découvert le forum ? J'y suis déjà '-'
Vos impressions : miam miam…
Votre taux de présence : plutôt souvent
Code du règlement :
Fiche terminée? C'est par ici
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De la main de Rán T. Ýrardóttir signé le Mar 4 Oct - 21:31
Ch. I
On the berry-heath
the last touch of sunlight dies


Vous savez, parler d’un passé auquel on a l’impression que plus rien ne nous rattache, c’est un peu comme raconter une histoire quelconque. Ce ne sont que des mots sans réelle saveur, et qui ne nous rapportent à aucune réalité… C’est un peu ce que je ressens lorsqu’on me demande de raconter mon histoire. C’est comme si un voile semi-opaque me séparait de cette époque-là ; un voile qui m’empêche d’être sûre que mon passé n’est pas qu’un ramassis d’histoires qu’on m’a fait gober comme on peut faire gober n’importe quel ragot à un enfant.  Mais je vais tout de même tenter de vous raconter ce dont je me souviens de la manière la plus authentique possible.

Je suis née à Húsavík, une petite ville dans le Nord de l’Islande, le 29 décembre 2019. Ma mère, Tíalilja, m’a donné naissance à la maison. Vous connaissez les moyens qu’on possède aujourd’hui pour les accouchements, et pour la médecine en général ; c’est de la technologie de pointe, il n’est plus forcément recommandé d’aller à l’hôpital pour mettre au monde son enfant. Mais on n’est toujours pas, et on ne sera probablement jamais, à l’abri d’un accident, que ce soit à l’hôpital, à la maison, ou sur la route… Jamais. Ma mère est décédée en me donnant naissance, je ne l’ai jamais connue. Mon père Ýrar ne s’en est apparemment jamais remis… Plus tard, on m’a raconté qu’il l’aimait d’un amour complètement démesuré, et qu’il était tombé dans cet amour dès la première fois qu’il avait posé les yeux sur elle. À cette époque-là, il était marié avec une autre femme, avec qui il avait eu un fils, Bjolan. Sa femme était extraordinaire, m’a-t-on dit, mais dans l’esprit de mon père, celle-ci se fana rapidement pour faire fleurir son nouvel amour, l’amour de sa vie, envers ma mère…

Mon père était un homme merveilleux… Comme chaque être humain, il a des défauts, certes, mais n’importe quelle petite fille comme moi en ce temps-là n’aurait que pu souhaiter d’avoir un père comme Ýrar. Il était drôle, patient, présent… dans ses meilleurs moments. Parce qu’à côté de ça, les bouteilles de vodka et de whisky se vidaient à une vitesse ahurissante et mon père partait petit à petit pour laisser place à cet espèce de zombie complètement imprévisible… Quand il a commencé à boire, je devais avoir… deux ou trois ans, à peine. De temps en temps, quand la douleur était vraiment insupportable, mon frère le retrouvait complètement ivre… Mais ça n’arrivait pas très souvent au début… C’est seulement quand j’ai eu cinq ans que ça s’est vraiment empiré, avec l’adolescence de mon frère difficile à gérer, la mort naturelle de mes grands parents… Un accumulation de circonstances qui ont fait que mon père à vraiment fini par couler et toucher le fond.

Parfois, il me donnait l’impression d’aimer sa fille énormément, parce que, évidemment, je ressemblais à ma mère, que je la lui rappelais. Il me chérissait car j’étais le fruit de leur amour parfait… et d’un autre côté, je lui rappelais sans cesse sa mort, je lui rappelais sans cesse la déchirure de leur séparation tragique et à quelque part, il m’en voulait. Il remettait la mort de ma mère sur mon dos. C’était de ma faute. J’avais tué ma mère.

Et moi, j’étais tellement jeune que je ne me rendais compte de rien. Je ne faisais que gazouiller dans mon berceau ou, quand il me fut possible de marcher, j’aidais mon père à se relever lorsqu’il trébuchait sur le moindre obstacle qui se présentait à lui dans notre maison. « Tu t’es fait bobo, Papa ? » « Je vais te faire un bisou magique et t’auras plus mal ! Et après tu viendras boire le thé avec moi, d’accord Papa ? » Et c’était généralement à ce moment-là que Bjolan arrivait, qu’il me disait que tout allait bien et ensuite, il allait mettre Papa au lit, comme il me mettait moi au lit après. Sauf qu’il ne racontait pas une histoire à Papa, il lui parlait de manière beaucoup plus… mouvementée. Et après cela, Bjolan revenait vers moi, c’est lui qui faisait semblant de boire du thé avec moi, dans des tasses vides, en fausse porcelaine. Et ensuite, c’était lui qui me faisait à manger parce que Papa dormait déjà. Et ensuite, on regardait la télé et on mangeait du chocolat. On regardait des films que je n’étais pas censée regarder à cet âge-là, mais avec mon frère, je n’avais pas peur… Il était là, toujours là, pour me protéger.

☲ ☵ ☲

Je me rappelle de ce jour… La dernière fois que j’ai vu Ýrar complètement ivre. C’était en 2026, j’avais six ans et demi, c’était un vendredi, après l’école. Bjolan – Jojo comme je l’appelais à cette époque – est venu me chercher (il venait d’avoir son permis de conduire, je crois) et au moment de revenir à la maison, mon frère et moi avons aperçu de la fumée qui sortait de la fenêtre de la cuisine. « Reste dans la voiture, Rán. », m’a-il dit. J’ai acquiescé, l’interrogeant du regard. Il est sorti de la voiture et a couru à l’intérieur de notre petite maison. Et là… Je ne sais plus combien de temps j’ai attendu, mais je me rappelle que j’ai commencé à avoir froid. Je guettais la porte d’entrée, mais rien ne se passait… La fumée continuait de sortir par la fenêtre et j’avais cruellement envie d’aller voir ce qu’il se passait à l’intérieur. Toute seule, j’avais peur ; le silence de la voiture devenait pesant. J’avais envie de voir mon frère, de savoir qu’il allait bien et que rien de mal ne lui arrivait. Je suis alors sortie du véhicule et ai rejoint la porte d’entrée. Déjà là, je me rappelle avoir entendu des voix. Ils se disputaient, violemment. C’était la voix de mon père qui criait, je le reconnaissais. Que disait-il ? Je ne comprenais pas. Je suis entrée et, dans le hall d’entrée, un léger voile de fumée commençait à stagner au plafond et à embrumer la pièce. Ça puait…

« Jojo ? », j’ai appelé. Mais les voix continuaient de se disputer. Je me suis rapprochée d’elles, vers la cuisine, et quand j’y suis arrivée, j’ai découvert mon père en train d’hurler sur mon frère. La cuisinière était en feu, les plans de travail étaient en train de se faire ronger dangereusement par les flammes, et apparemment Ýrar semblait blâmer Bjolan pour ça… Sauf que Bjolan n’y était pour rien, il n’avait pas mis les pieds dans la cuisine de la journée. « Papa, tu perds la tête… », lui disait Bjolan. « C’est toi qui a foutu ce bordel…! » D’une certaine manière, mon frère est parvenu a arraché la bouteille que mon père tenait dans sa main, brusquement, et là, le regard de mon père a irradié d’une colère encore plus noire qu’auparavant, si c’était seulement possible. Mais quoi que puisse faire mon frère, quoi qu’il puisse dire, chaque mot qu’il prononçait semblait nourrir la colère d’Ýrar qui titubait dangereusement à côté du feu et qui semblait sorti d’un autre monde. Il s’était ouvert à son front qui suintait la transpiration et l’alcool, probablement parce qu’il était tombé à nouveau et avait été trop ivre pour se rattraper. « Qu’est-ce qu’il se passe, Papa ? » Pourquoi était-il en colère ? Je crois que seulement lui le savait. Il était parti dans une colère totalement déraisonnée, il ne se rappelait plus qu’il avait mis quelque chose sur le feu ; et maintenant, la pièce était complètement enfumée et il tenait Bjolan pour responsable… C’était tellement stupide… Mais il était tellement ivre, et l’alcool, vous savez, ça peut faire des ravages démesurés… Il parlait à peine à deux centimètres du visage de Bjolan et lui hurlait dessus comme s’il était de l’autre côté de la planète, embaumant la pièce des relents d’alcool de son haleine, se mélangeant subtilement à l’odeur singulière du cramé.

Ce que je me rappelle, c’est qu’à un moment, je suis venu me réfugier contre mon frère en serrant sa jambe contre moi. Il m’a dit de retourner dans la voiture mais je ne l’ai pas écouté. Je n’avais pas envie de le laisser seul avec notre père, qui me faisait peur quand il était comme ça, et je n’avais pas envie de me retrouver seule non plus. Peu après, mon père a voulu se jeter sur mon frère probablement pour récupérer la bouteille qu’il lui avait dérobé, mais dans la maladresse de son ivresse, Ýrar a perdu l’équilibre et fit tomber la poêle en flamme… Je ne sais pas ce que mon père avait eu en tête de cuisiner, et lui-même probablement ne le savait pas non plus, mais les flammes ont atteint la jambe de mon frère, grillant son pantalon contre sa peau, et également ma main et mon bras. Je me rappelle avoir pleuré, mais je ne me rappelle pas de la douleur… ni exactement de ce qu’il s’est passé ensuite… Je me suis à nouveau retrouvée dans la voiture, seule… mon frère est arrivé quelques secondes plus tard, allongeant Ýrar sur la banquette arrière, inconscient… La fenêtre de la cuisine ne crachait plus de fumées, mais de réelles flammes sortait de chacune d’elles. Et ensuite, nous sommes reparti… À l’hôpital, certes, mais également bien plus loin…



Ch. II
The Illusion of Freedom

Nous sommes arrivés en Irlande, mon père, mon frère et moi. C’était en 2027, j’avais sept ans.  Ýrar s’était sevré, et mon frère avait jugé bon pour lui de coupé court avec tout ce qui pouvait nous relié à notre passé. Pour notre père. Un nouveau départ. Il voulait essayer de tirer un trait sur ce qu’il s’était passé, pardonner à mon père, pour pouvoir se focaliser sur l’avenir… un meilleur avenir, espérons-le. Aussitôt que mon père est sorti du centre qui traitait son addiction, nous nous sommes rendu à la capitale, pour prendre l’avion jusqu’en Irlande. Ce n’était pas loin, et pourtant, c’était un monde complètement différent.

Bjolan avait trouvé une petite maison plutôt bon marché dans la petite ville médiévale de River Crow, tout au Nord de l’Irlande. Les photos étaient superbes, épurées… La maison semblait confortable, le jardin mignon… Et elle l’était. Quand nous avons franchis les portes de River Crow, nous sommes tombés sous le charme de cette ville. Son côté moderne d’une part, et le quartier médiéval de l’autre. Ses ruelles pavées, ses vielles bâtisses. Nous sommes arrivés comme de bons vieux touristes dans cette ville, charmés par toute les belles choses qu’une nouvelle vie pourrait nous offrir ici, à River Crow, enivrés, aveuglés, par l’espoir d’un nouveau départ. D’un meilleur départ.

Mais nous avons rapidement découvert ce que cette petite ville aux allures parfaites cachait réellement derrière sa beauté irlandaise. Un secret assoiffé de sang, violent, sans pitié. J’étais encore si jeune. Je ne pense pas qu’à l’âge que j’avais à ce moment-là, je comprenais réellement ce qu’il se passait dehors… Je ne comprenais pas que de vrais psychopathes, de vraies créatures nourries de violence et de débauche, arpentaient les rues une fois la nuit tombée. Et pourtant, je l’ai vu de mes propres yeux.

De cette nuit-là, j’en garde un goût amer qui me tiraille les entrailles et ronge mon cœur encore aujourd’hui. Depuis cette nuit-là, je ne suis plus la même… Mais quelqu’un peut-il vraiment se vanter d’être resté la même personne après avoir mis les pieds à River Crow ? Pas vraiment. Nous étions au restaurant. Un innocent petit restaurant, tout ce qu’il y a de plus banal, même dans une ville comme celle-là. M’enfin, voilà, c’était notre premier resto depuis notre arrivée. Et au moment de commander des boissons, mon père a voulu commander du vin. Tout ce qu’il y a de plus normal, n’est-ce pas ? Mais avec le passé que mon père a avec l’alcool, mon frère a catégoriquement refusé que mon père boive de l’alcool. A juste titre probablement. « S’il te plaît, Bjolan, c’est pour fêter notre arrivée ici. Juste un verre. Pour nous deux. » Mais mon frère ne voulait rien savoir. Et il avait raison. Mon père essayait, sous le prétexte de ce nouveau départ, de trouver un moyen de boire à nouveau, sans qu’on se méfie sur son comportement. Mais dans ces cas-là, ce n’était pas notre père, qui parlait. C’était l’alcool. Mon père a commencé à s’emporter, rapidement suivi de Bjolan… Et finalement, mon frère a décidé de tout lâcher. Il en avait marre de se prendre la tête pour ça. Il est donc sorti du resto, du haut de mes sept ans, je l’ai suivi en courant. Je lui demandais où il allait, il avait l’air énervé. Je lui disais qu’on ne pouvait pas laissé Papa seul, comme ça. Même dans mon innocence, j’avais des moments d’intelligence comme ça… Quelle est la première chose que mon père aurait faite ? Non, il ne nous aurait pas couru après. Il aurait sauté sur l’occasion de commander la première bouteille de vin sur la carte. Enfin ça, c’est ce que n’importe quelle personne aurait eu raison de penser.

Mon frère m’a prise par la main et a commencé à marcher en direction de la voiture. Il faisait nuit noire. Et je me rappelle que j’avais particulièrement froid. La buée sortait de ma bouche quand je respirais et mon bonnet me grattait la tête. Et juste avant d’arriver à la voiture, un gros bruit résonne dernière nous. Pas n’importe quel bruit. Un cri. De douleur. De mort. Un cri qui m’a glacé le sang, parce que j’ai tout de suite reconnu de qui il provenait. Je me suis retournée, mon frère aussi, et là, j’ai vu ce bonhomme la tête plongée dans le cou de mon père. Il était sorti du resto pour nous rejoindre, et je comprendrai plus tard que le prix de sa bonne décision lui a coûté la vie. Bjolan a couru vers Ýrar, pour donner une raclée à l’homme qui s’en prenait à notre père, mais vous imaginez bien que les choses ne se sont pas passées comme ça. Je ne voyais pas bien ce qu’il se passait, mais j’avais la nette impression – et aujourd’hui j’en suis sûre – que le ravisseur de mon père avait du sang plein le visage. C’est ce que mon frère a vu, de près. Ces putains de vampires qui peuplent cette ville, et dont j’apprendrais l’existence plus tard. J’ai vu le corps de mon père tomber à terre et avant que Bjolan n’ait put l’atteindre, l’homme s’est tourné vers lui. « Tiens, de la bonne chair fraiche… Ce serait dommage de ne pas l’économiser et le savourer, celui-là… N’est-ce pas, mon beau jeune homme ? » Sa voix était tout ce qu’il y avait de plus horrible. Mon frère, la mine déconfite, alors que le sang dégoulinait de la bouche de l’homme, m’a lancé : « Cours, Rán. Sauve-toi… Je te retrouverai plus tard. »

Mais comme une imbécile, j’ai couru dans le sens inverse. J’avais envie de retrouver mon frère, de le protéger, de faire un câlin à mon papa, parce qu’il avait vraiment l’air triste… Mais là, mon frère a hurlé. Et je ne l’avais jamais entendu employer ce ton avec moi. Il m’a hurlé de partir, de me sauver, de ne pas me retourner… « Je promets que je te retrouverai, Rán… »

J’ai eu très peur. Déjà de cet homme, mais aussi de la façon dont mon frère m’avait parlé. Et pourtant, Dieu sait que c’était pour mon bien. Je me suis donc retournée, et j’ai couru, sans voir où j’allais, j’ai disparu dans les ombres de la ville, puisant toute la force que je trouvais dans mes petites jambes… Et j’ai pleuré, parce que j’avais peur, et que je ne comprenais pas ce qu’il s’était passé. J’étais seule et je ne savais pas ce qui allait m’arriver. Mais je courais. Et l’air séchait mes larmes. J’ai trébuché sur un caillou, et je me suis ouvert la paume et le genou. Un gros bobo. Mais je me suis relevée et j’ai continué à courir, sanglotant toutes les larmes de mon petit corps. Je crois que j’ai entendu quelqu’un m’appeler, mais mon frère m’avait dit de ne pas m’arrêter, de ne pas me retourner, alors j’ai continué… Je ne sais pas combien de temps j’ai couru… Longtemps… Jusqu’à ce qu’on m’attrape. Mes pieds ont quitté le sol, je me suis débattu de toute la force qui me restait et j’ai crié quelque chose de désespéré et d’inintelligible. J’ai donné des coups de poings et des coups de pied au hasard, la plupart dans le vide, mais certains atteignirent leur cible, si bien qu’on m’a lâchée et que mes fesses ont touché les pavés de la rue. « Calme-toi, petite, je ne vais pas te faire du mal. » J’ai passé le revers de mon poing contre mes yeux pour balayer les larmes qui embrumaient ma vue, et mes yeux se sont posés, qui avait l’air d’être un tout petit peu plus jeune que mon grand frère. « Doucement… tu es en sécurité. »

Et là, je ne saurais dire exactement ce qu’il s’est passé, mais quelque chose dans son regard, dans sa façon de parler, dans sa voix… me prouva qu’il disait la vérité et instantanément je me suis sentie sauve. Je n’avais plus peur. J’étais en sécurité. Comme avec mon grand-frère.


Ch. III
Brothers & Sisters

Aindreas An Sionnach. C’était le nom du jeune homme qui m’avait attrapé cette nuit-là, et que je n’ai probablement plus lâché d’une semelle les jours suivants. Il m’a amené à un endroit qu’ils appelaient la Fondation. Beaucoup de gens peuplaient cet endroit. Ils étaient tous grands, forts, et sérieux. Mais les premiers jours, ils me regardaient bizarrement. « Qu’est-ce qu’une gamine fout ici ? » « Elle n’a pas de parents ? » « La garder ? Mais qu’est-ce qu’on va faire d’une gamine ? » « Qui va la garder ? » « On ne peut quand même pas la laisser toute seule… » « Elle n’est pas trop jeune pour être ici ? »

Bien sûr que j’étais trop jeune. Je ne savais pas où j’avais mis les pieds, mais vous, vous savez bien ce qu’il se passe dans cette Fondation. Des choses dont le but est merveilleux, certes, comme torturer les membres pour les insensibiliser à la douleur, mais pouvait-on faire subir cela à un enfant ? Ne serait-ce rien que lui montrer ? Mais ces gens n’étaient pas complètement stupides non plus. Ils m’ont accueillie. Celui qui semblait être le chef, Wellan, m’a offert un lit, et ils ont décidé que je pourrais commencer à suivre une formation. Oui, oui, la formation pour devenir rebelle. Parce que j’ai rapidement appris que dehors, des vampires grouillaient dans les rues… Et qu’ici, à la Fondation, on faisait tout pour que ces sangsues arrêtent leurs conneries. En parallèle, As' s'occupait de moi, il me rassurait, me rappelait que j'étais en sécurité, ici. Comme un grand frère l'aurait fait.

Je n’ai pas tout de suite subi la formation à la dure. D’abord, j’ai juste eu le droit à la théorie. L’histoire de River Crow. L’anatomie des vampires, qui était le vilain McGuiness, tout un tas d’histoires super intéressantes. J’ai commencé à sept ans… Aujourd’hui, je crois que je me rappelle de chacun des ces « cours » et je pourrais tout vous réciter sur le bout des doigts… À quelques détails près, j’imagine. Au départ, Aindreas ne m’instruisait pas, même si j’aurais bien voulu, parce qu’il était gentil avec moi, et il était la seule personne en qui j’avais l’impression de réellement pouvoir faire confiance ; c’était d’autres rebelles qui m’instruisaient, ou même parfois un vampire… Parce que, oui, à la Fondation, les vampires étaient gentils. Dégoûtants, mais pas méchants.

Aindreas a rapidement disparu au sein de la Fondation. Quand je demandais où il était passé, on me disait qu’il était « en formation ». Le lendemain, je demandais toujours où il était puisque je ne le trouvais pas, et on m’a dit la même chose. Pendant deux années entières je n’ai plus revu sa sale trombine aux cheveux longs. J’ai compris ensuite que c’était ce qu’il arrivait, ce qu’il était arrivé, à tous les rebelles qui avaient la folie de suivre la formation de la Fondation. Formation que j’allais très probablement subir dans quelques années. Youpi.

J’ai rapidement pu prendre mes repères dans le bâtiment, je me baladais partout, même s’il y avait probablement certains endroits où je n’avais pas le droit de mettre les pieds. Je m’en foutais, royalement. Je passais dans les bureaux, je saluais les gens qui y travaillaient. Je leur souriais pour qu’ils me sourient à leur tour. J’allais dans les salles d’entraînement et je regardais les gens se battre, se muscler, se former au combat contre les buveurs de sang, là dehors. Puis, à mon aise, j’allais dans les cuisines du réfectoire, voir les bons petits plats (ou pas) qu’on mijotait. J’étais à l’aise, pourtant je ne parlais pas beaucoup, et les gens commençaient à me connaître, à avoir l’habitude de me voir en train de courir un peu partout, à fouiner partout où je pouvais mettre mon petit nez, à donner un coup de main lorsque j’en étais capable, que ce soit pour apporter des dossiers d’un bureaux à l’autre, pour surveiller qu’une casserole ne prenne pas feu, pour me glisser derrière les grilles d’aération parce que quelqu’un avait perdu une boucle d’oreille, ou que sais-je. Le seul endroit où je ne pouvais catégoriquement pas mettre les pieds, c’était les sous-sols. J’ai essayé maintes fois de m’y glisser, aimant le goût du défi, mais à chaque fois je me faisais prendre… Ils étaient forts, les gardes. J’ai même essayé une fois d’y accéder par les tuyaux d’aération, mais je me suis perdue et je me suis retrouvée à l’entrée de la Fondation. Rien n’y faisait…

Zoé a été très accueillante avec moi et était très gentille, c’était l’une des seules qui n’avait pas ce côté froid, comme les soldats. Mais elle était une vampire, c’est peut-être pour cela que je n’ai réussi que très tard à m’ouvrir à elle. Peu de temps après mon arrivée à la Fondation, un autre jeune homme est arrivé. Scott. Il était arrivé pratiquement la même chose à ses parents qu’à mon frère et à mon père… Victime des sbires de McGuiness. J’ai toujours pensé que mon frère avait fini comme mon père, mort, le sang ruisselant entre les pavés de la rue… Mais en réalité, je ne savais pas ce qu’il lui était arrivé… Mais Scott était animé par cet esprit de vengeance qui m’influença beaucoup. Les vampires, les vampires de McGuiness, avaient tué ses parents, ils avaient tués ma famille… Que méritaient-ils, si ce n’est la mort ? La vraie mort. L’élimination radicale. Je commençais à comprendre. J’avais envie de tous les tuer, de tous leur trancher la tête, même si ça ne ferait pas revivre mon père, mon frère… Un jour, je suis allée dans la salle d’entraînement, quand il n’y avait personne, et je me suis défoulée sur un punching bag. J’avais huit ans. Et je crois bien que je me suis cassé le poignet à force de frapper.

Quand Aindreas est revenu de sa « formation », il n’était plus tout à fait le même. Il semblait… presque traumatisé, et en même temps, plus fort… Eh merde, qu’est-ce qu’il avait subi, pendant deux ans ? J’étais probablement trop jeune pour m’en rendre compte. Mais je l’admirais, As’, comme j’admirais avant mon grand frère.

J’avais douze ans, lorsque j’ai vraiment voulu commencer ma formation pour devenir rebelle. Je voyais As’ et Scott qui étaient envoyés sur le terrain, j’avais envie de les suivre, j’avais envie d’aller défoncer quelques sangsues, mais je n’avais pas le droit, et je les regardaient s’éloigner. Mais dès que l’un ou l’autre rentrait, je le suivait jusqu’au bar où ils racontaient leurs histoires derrière leurs chopes de bonne bière. As’ m’autorisait à me servir dans son verre, de temps en temps. C’était pas très bon, mais après quelques gorgées, je me sentais toute drôle… Enfin bref. J’avais douze ans, quoi. Quand j’ai vraiment eu le déclique, c’est quand As’ est revenu de sa chasse, sur le terrain, et a raconté comment il avait tué son premier vampire. J’étais tellement admirative, devant lui, j’avais envie de faire la même chose que lui, j’avais envie de venger ma famille, faire souffrir ces vampires… « T’es trop jeune, Rán. » Mon cul, que j’étais trop jeune ! Bon, c’est sûr, ils ne m’ont pas envoyé au trou immédiatement… Mais j’ai commencé les cours de combat. Surtout les arts martiaux. Et j’y ai vite pris goût. J’étais souple, attentive, mes réflexes n’étaient pas trop mauvais. Surtout, j’étais très motivée. Mais je n’étais pas tout le temps très adroite. Une foulure par ci. Une entorse par là. En passant par une petite fracture du tibia, une dent cassée, une commotion cérébrale… Les entraîneurs ne montraient pas de pitié envers moi, et tant mieux. J’ai souffert, oui… Quand je n’en pouvais plus après des heures et des heures d’entraînement et qu’on me disait que je ne pouvais pas partir de la pièce tant que je n’avais pas compris telle ou telle technique de combat… J’en devenais presque folle.

À mes quatorze ans, j’ai pu tenir mon premier flingue. Je ne pensais pas que ces engins étaient si lourds… Mais c’était diablement cool. J’ai commencé avec des petits revolvers, pour progresser sur ceux dont le recul était plus puissant… Mais j’adorais ça. C’était bête, il ne fallait que viser et appuyer sur la détente, mais ça demandait tellement d’effort… énormément de concentration, de contrôle… et ça défoulait tout autant que les entraînements au combat. À cet âge-là déjà, j’avais mes préférés. Le bébé du Desert Eagle, de toute évidence, et le Witness Elite… En effet, j’aimais les armes précises. J’aimais atteindre les cibles en plein milieu… même si au début, je crois que j’ai failli tuer plusieurs personnes sans le vouloir… Et j’ai failli me tuer moi-même la première fois que j’ai porté une petite épée… Mais je devais rester concentrée. Sur le terrain, on n’a pas deux chances. On réussit son coup, ou on meurt… les techniques d’esquive sont pratiquement plus importantes que l’attaque… Au corps à corps, avant qu’on soit sûr que notre coup sera infaillible, le vampire aura le temps d’essayer de nous énuquer une bonne dizaine de fois. Si on ne sait pas esquiver ses coups, si nos réflexes ne sont pas précis, on n’a aucune chance. Et ça, je ne le sais que trop bien… Combien de fois je me suis fait entailler le bras, les cheveux, le corps, combien de fois ma tête a heurté le sol, parce que je n’avais pas eu d’assez bons reflexes…?

C’est à seize ans qu’on m’a emmenée dans les fameux sous-sols de la Fondation. J’avais peur. Je ne savais pas exactement ce qui allait m’arriver, mais je savais que j’allais souffrir. Beaucoup et longtemps. Mais c’était probablement l’étape la plus importante de la formation. Une étape avant que je puisse venger mon père, mon frère, venger tous ces innocents morts pour satisfaire la panse démesurée de sangsues abominables, détruire le régime de ce McGuiness, réduire l’esclavagisme à néant… Je voulais simplement que justice soit faite. Que le monde soit libéré des tyrans, en particulier de Léandre. Je voulais faire subir tout le mal à ceux qui le causait… Par simple esprit de vengeance, de justice… Et parce que je ne voulais pas que de telles abominations gagnent plus de terrain qu’elles n’en avaient déjà… Bien au contraire. Je ne leur montrerai aucune pitié. Mais pour cela, il faut que je sois bien formée. Même plus que ça.

Dès les premiers jours dans ces sous-sols, ma voix s’est cassée, littéralement. Je criais trop, la douleur m’avait pris ma voix. Des ongles retournés, des coups de fouets, des électrochocs, de lentes entailles, de douces brûlures… À la fin de ce qui me paru être la première semaine, je n’en pouvais plus. Je me sentais si faible. Mais je me rappelais constamment, comme un mantra, les raisons pour lesquelles j’étais là, comment je serais en ressortant, et toutes les grandes choses que je pourrais accomplir…

Le premier mois, ça a été le plus dur. Le plus douloureux. Les tortures me traumatisaient. Je ne dormais pas. Les seules fois où mon esprit se reposait, c’est quand je m’évanouissais lorsque la douleur était trop intense. Les mois suivants commençaient déjà à être moins lourd… Forcément, on finit par s’habituer… Petit à petit, on ne crie plus le matin, juste le soir, quand on commence à fatiguer. Puis après, on ne fait que serrer les dents lorsqu’on regarde nos ongles se faire retourner les uns après les autres, alors qu’ils n’ont qu’à peine repoussé. Heureusement, des gens venaient me soigner… Pour ne pas que ça s’infecte, pour ne pas que je finisse avec un membre en moins… Non, le but n’était pas de nous affaiblir, au contraire… C’était la manière dure, c’était radical… mais c’était efficace. A la fin, on regarde notre peau s’ouvrir, on voit le sang couler, on ressent la douleur, mais c’est comme si on parvenait à mettre tout ça de côté et… j’ai presque commencé à trouver que le sang coulant hors de mes veines avait quelque chose de relaxant… Comme une image pour me rappeler que j’étais bien vivante, que je ne devenais pas folle dans cet isolement de torture.  Je crois que j’ai fini par m’y habituer complètement… Et vous savez, cette sensation de dissociation qu’on peut avoir… J’avais l’impression que mon esprit se détachait de mon corps. C’était flippant, au départ, mais je savais que c’était comme ça que mon corps se protégeait de la douleur… En la reniant complètement. La douleur physique comme psychique. C’était plus facile de tout mettre dans une petite boîte qu’on ferme à clé pendant qu’on se fait torturer. On a l’impression de pouvoir s’observer depuis un point de vue externe et de ne rien sentir, tout en restant là… Surtout quand les tortures sont longues… Comme la fois où je suis restée presque trois jours debout, sans pouvoir manger, sans pouvoir boire, sans pouvoir dormir… Je n’avais pas le droit de bouger. Et je devais me pisser et me chier dessus.
J’vous jure, c’est classe ce qu’ils nous font faire, à la Fondation. Mais bon, c’est pas moi qui ai nettoyé ma merde…

Au bout d’un an passé dans ces sous-sols, je crois, c’est As’ qui a pris le rôle du tortionnaire. C’est lui qui me faisait subir toutes ses horreurs. Je l’ai haï, au départ. Oh que oui, bordel, je l’ai haï. J’avais l’impression qu’il me trahissait… Et petit à petit, je me suis dit que j’avais de la chance. J’avais de la chance d’être formée par lui… Il était doué, il était directement devenu l’un des plus fort… Je l’admirais, et il me formait… que pouvais-je demander de plus ? Je sais : un cheeseburger. Merde, qu’est-ce que j’avais envie d’un cheeseburger, à ce moment-là.

Au bout de plus de deux ans passés dans ce trou à rat qui puait la merde et la pisse, j’ai pu rejoindre la surface, le vrai monde. Ma première réaction a été de m’enfermé dans ma chambre. Pendant deux semaines, je ne suis pas sortie. C’était comme si toute la douleur que j’avais refoulée m’étais retombée dessus, d’un coup, aussitôt que j’avais retrouvé un lit normal. Et j’ai pleuré. Je crois que c’est la dernière fois de ma vie que j’ai pleuré… Non, l’avant dernière… bref. On toquait à la porte, on voulait me parler, me dire quelque chose, mais je n’écoutais rien, je gardais la tête sous mon coussin, rempli de larmes. Je n’avais envie de voir personne. J’avais mal partout, et en même temps je me sentais bien, euphorique… Mais je ne me sentais pas complètement entière… C’est comme si j’avais cette sensation de dissociation, mais de manière aléatoire… Parfois, je fixais le mur pendant presque une heure alors que dans ma tête, seulement cinq minutes avaient passé.

Quand je suis sortie de ma chambre, je ne sais pas trop si j’allais mieux, mais au moins, je ne pleurais plus. Et je ne voulais pas devenir complètement folle… Oh, folle, j’ai cru le devenir… Je suis descendue pour me rendre à l’Irish Pub, là où j’avais le plus de chance de croiser les têtes que je voulais voir… Et là… J’ai vu… Bordel de merde. J’ai fondu en larme. Là, c’est la dernière fois que j’ai pleuré. Abondamment. En même temps, vu la personne en face de moi… Je n’en revenais pas. J’ai frotté mes yeux, mais il était toujours là après. Je n’étais finalement pas folle.

« Bjolan ? »


Ch. IV
Beautiful Disaster

Jamais je n’avais pensé à revoir mon frère. Je m’y étais fait, à sa mort, je crois, et j’en avais nourri ma vengeance. Mais le voilà, là, à la Fondation… Regardez-le, comme il est beau, avec sa barbe… Ça faisait onze ans que je ne l’avais pas vu. J’avais sept ans, maintenant j’en ai dix-huit, presque dix-neuf, et lui en a trente… Mais il ne les faisait pas. Loin de là. Il m’a raconté ce qu’il lui était arrivé… Ce vampire, qui avait tué notre père, n’avait pas tué Bjolan ; il avait préféré faire de lui son esclave. Pendant huit ans. Mon frère avait subi des atrocités bien pires que je ne pourrais jamais m’en vanter. Il avait servi de poche de sang sur pattes, il s’était fait violer, à maintes reprises, avait été obligé de « copuler » avec son maître, de se plier au moindre de ses ordres. Et je passe les détails. Les tortures que j’avais subies dans les sous-sols de la Fondation étaient loin d’être aussi tordues que celle du Manoir.

Je l’ai remarqué tout de suite, dès notre premier contact… Mon frère n’était vraiment plus le même. Sa peau était froide, son teint était plus pâle que d’habitude, il ne sortait plus au soleil… Bjolan était devenu l’un d’eux. Une sangsue. Il s’était fait transformé il y a trois ans, m’a-t-il dit. Son Sire avait décidé de lui faire don de l’immortalité, comme une récompense pour son comportement. Et Bjolan m’a raconté qu’il avait mis trois ans pour se débarrasser de son Sire. Il n’était pas sûr de l’avoir tué, mais de l’avoir bien amoché, jusqu’à ce qu’il puisse partir. Il avait entendu parler de la rébellion, et étant donné qu’il n’avait jamais perdu son humanité, il a toujours gardé en tête de se révolter contre le Manoir et ses idées. Je le croyais sur parole, quand il me disait ça. Même après une décennie, je retrouvais mon frère, tel que je l’avais connu, et je savais qu’il disait la vérité. Mais bon, on lui a tout de même fait subir de nombreux interrogatoire et toute sorte d’épreuve pour qu’il soit cru de tous. Pas qu’on se retrouve avec un traître. Mais l’idée que mon frère soit un traître m’était tout bonnement impensable.

Mon désir de vengeance n’en a été qu’attisé. Mon frère avait subi un sort bien pire que la mort, et ces connards de partisans allaient payer cher pour ce qu’ils avaient fait, et tout ce qu’ils faisaient encore. Mon entraînement n’étant toujours pas terminé, je redoublais d’effort pour être la plus douée possible, tout en travaillant comme serveuse à l’Irish Pub… Ça me faisait des bières gratuites et de quoi me changer les idées en faisant autre chose…
Je m’entraînais encore, nuit et jour, jusqu’à ce que je sois sans faille. On a voulu m’envoyer sur le terrain, aux côtés d’As’, mais j’ai refusé. Je ne me considérais pas encore prête. Il fallait encore que je m’améliore. Je ne voulais manquer aucune cible, au centimètre près, au millimètre près, je ne voulais plus que rien ne me touche, au moins ici, aux entraînements, car dehors, ça ne serait pas la même chose…

Inconsciemment, je commençais à me transformer en une espèce d’arme humaine. Impitoyable. Parfois, j’avais l’impression ne plus pouvoir rien ressentir. Et c’était très bien comme ça. Je m’entraînais avec As’, avec Scott, avec Bjolan… Je ne supportais plus de tomber au combat, je ne voulais plus commettre la moindre erreur. Couper une tête avec une épée, ce n’était pas aussi simple que dans les films… Il y avait les vertèbres à trancher, le bon angle à trancher, comme celui d’une guillotine. Et tant que je n’étais pas sûre de mes coups, je ne sortirais pas. Ce n’est donc que lorsque j’ai eu vingt ans que je me suis décidée à aller sur le terrain.

Tout de suite, l’adrénaline était plus intense. J’avais hâte de faire mes preuves. Après quelques chasses, j’ai tué mon premier vampire. Et pour être sûre qu’il soit bien mort, j’ai brûlé son corps et j’ai balancé sa tête plus loin. Une tête, on ne dirait pas, mais c’est quand même vachement lourd. Je crois que j’ai commencé à devenir accro à l‘adrénaline. Je devenais impitoyable, irréductible et rigoureuse. A l’extérieur, ce n’est pas comme un entraînement. On n’a pas le droit aux erreurs, et pourtant, on en commet toujours. Tout le monde. J’avais encore des failles, mais c’était normal. C’est pour cela qu’un rebelle n’est jamais envoyé seul. Dans un groupe de chasse, on est tous là pour se couvrir. C’est avec l’expérience sur le terrain que l’infaillibilité vient. C’est là qu’on se forge à être attentif au moindre détail, au moindre bruit, c’est là qu’on perfectionne nos réflexes.  Combien de fois As’ m’a-t-il sauvé la vie ?

Mais, deux ans plus tard, une chasse a mal tourné. On est tombé sur un vrai trou de balle. Une vielle sangsue, qui a bien eu le temps de macérer dans ses infamies et ses fourberies. J’entendais ses rires, mais je ne savais pas d’où il provenait. Je savais qu’il était proche, mais il nous tournait autour, comme du vulgaire gibier. Qu’est-ce qu’il attendait pour nous attaquer ? Était-il en train de choisir par lequel d’entre nous il allait commencer ? Tout d’un coup, j’ai senti mon corps me quitter… Je m’étais arrêtée de marcher, sans le vouloir. J’avais lâché mon arme, et j’ai entendu l’arme de chaque membre du groupe de chasse lâcher la leur au même moment. Eux aussi s’étaient arrêtés. J’ai voulu parler mais impossible de mouvoir mon corps. C’est là qu’il est apparu, ce connard. J’ai vu sa tête s’approcher de nous, sortant de la pénombre, un sourire malicieux sur les lèvres. Il nous a tous reniflés, à tour de rôle, mais personne ne sembla pouvoir bouger. Je n’avais pas peur. Qu’il vienne. Qu’il fasse ce qu’il avait à faire. Nous n’étions qu’une petite parcelle de rebelles, nous ne représentions rien, qu’il fasse ce qu’il veule… Et j’ai comme l’impression qu’il a pu lire mes provocations dans mon esprit. Il s’est rapproché de moi, et m’a donné un énorme coup de poing dans la gueule, comme une massue ; j’ai cru que ma tête allait se dévisser de mon corps et je suis tombée, raide, sur le sol.

Quand je me suis réveillée, j’ai senti une douleur à la tête, mais je n’avais pas mal. Il faisait froid mais je ne tremblais pas. Du sang s’échappait de mon cou. Ce connard m’avait mordu. Je me trouvais dans une pièce sombre, je ne distinguais pas grand-chose, si ce n’est quelques meubles rouges. J’ai essayé de bouger, mais j’étais fermement attachée, là, debout, les quatre membres écartés. J’étais bâillonnée et nue comme un ver. J’ai essayé de repousser mon bâillon, mais cet enfoiré l’avait bien serré. J’ai tiré sur mes liens, mais ils étaient solides. Et là, j’ai entendu sa voix, affreuse, mielleuse, qui résonnait dans ma tête comme un ultrason. La Fondation m’avait formée pour ce genre de situation. Je savais qu’il m’avait kidnappée, et j’avais honte de m’être fait avoir… J’ai ressenti de la peur… Non pas pour la situation dans laquelle je me trouvais, mais parce que je ne savais pas ce qu’il était arrivé aux autre rebelles avec qui j’étais avant de me retrouver ici. As’… Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé…

Il voulait me faire du mal, mais la douleur ne m’atteignait plus. Il m’a torturée, il m’a violée, il m’a complètement asservie à lui… Je ne pouvais que lui obéir, même quand je ne voulais absolument pas. Je n’aurais pas hésité à mourir pour lui tenir tête, mais… il avait ce don de pouvoir s’introduire dans ma tête et contrôler le moindre de mes mouvements, au-delà de l’hypnose vampirique. Parfois, je n’étais qu’un vulgaire pantin, qu’une vulgaire poupée, dont il pouvait faire absolument ce qu’il voulait… Mais je ne criais pas, je ne frémissais pas quand il me tournait autour avec ses mauvaises intentions, je ne tremblais jamais. Et je crois qu’il aimait ça. Parce qu’il ne m’a pas tuée. Il m’emmenait pratiquement partout avec lui, il me faisait faire des choses à faire retourner les morts dans leur tombe, mais jamais je n’ai montré le moindre signe de faiblesse… Non, au contraire… C’était comme dans les sous-sols de la Fondation, j’ai fini par m’y habituer. Des coups de fouets, ou autre, de châtiments en tout genre, j’en ai reçu, simplement pour avoir osé sourire pour le provoquer… Mais au lieu de crier, je riais, simplement pour lui tenir tête… Et je commençais à trouver ça drôle… Plus rien ne devenait pénible… oui, j’ai commencé à perdre la raison… je pense que c’est mon esprit qui voulait se défendre, ou quelque chose dans le genre. Là où je devais souffrir, je riais, là où je devais avoir peur, je me réjouissais presque… Et là où j’aurais dû le détester… je crois que j’ai commencé à avoir quelques pensées obscènes envers cette foutue vermine de vampire. C’est un peu bête à dire comme ça, mais à ce moment-là, il était tout ce que j’avais. Je n’étais qu’une esclave, je devais vivre pour lui, je n’étais rien, et symboliquement, il était tout pour moi… Je n’avais rien d’autre… Je n’avais même plus la douleur. Alors que pouvais-je prendre à la place ? Oui, la tournure qu’ont les événements a été un peu perverse… Mon esprit devenait pratiquement aussi tordu que ces sangsues… Malin, pour une rebelle.

Et un jour… – il paraît que c’était le 26 août 2042, ça faisait un an que j’étais entre les délicieuses griffes de cet ignoble vampire – … j’ai entendu des cris. Et As’ est apparu devant moi, armé jusqu’aux dents. Le corps et le visage marqué, le corps à moitié vidé de sang, comme constamment pendant cette dernière année, je suis tombée dans ses bras. Les rebelles se révoltaient. C’était le grand jour. Et il était vivant. As’ était vivant, il était sain et sauf. Je crois que j’ai failli m’évanouir tellement j’étais soulagée. C’était la délivrance. Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, tout est allé si vite, et j’étais au ralenti… Je n’ai rien suivi. Des coups de feu, du sang, des cris, des paroles… Je ne me rappelle plus exactement de ce qu’il s’est passé. Je me souviens juste que le lendemain, je me suis réveillée dans mon lit, à la Fondation, et qu’il m’a fallu un long moment avant de prendre conscience du lieu dans lequel je me trouvais… à la Fondation, pas au Manoir. Cette vermine de vampire n’était plus là…

Plus le temps passait, plus j’avais l’impression que ce qu’il m’était arrivé n’avait été qu’un rêve. Une simple vision délirante lors d’un état fébrile. J’en gardais un goût amer en bouche, maintenant que la réalité me retombait dessus. Qu’avais-je fait ? Qui étais-je devenu ? Je ne me reconnaissais plus. Moi qui avais toujours eu de la peine à aborder les vampires, si ce n’est Bjolan, maintenant, à chaque fois que j’en croisais un, je pensais à mon ravisseur… Et mes pensées se déchiraient entre haine et fascination… C’était excitant, et à la fois complètement enrageant.  

J’ai juste envie d’oublier tout ça. Je suis toujours une rebelle, je me sens toujours rebelle. Si je suis toujours là, ça veut dire que j’ai encore du travail à faire… Alors j’essaie de ne pas me laisser distraire par mes fantasmes, par la perversion que je cache peut-être… J’essaie de garder ce qui est le plus important pour moi : mes repères. Mes ancres qui me tiennent au centre de la réalité, de la rébellion, de la justice, de mes convictions, et qui m’empêchent de dériver. Ce sont les rebelles. Ma famille. As’, Bjolan, Scott, Tony, mon patron, et toutes les têtes que je croise à la Fondation…  

#GÉNÉRIQUE DE FIN


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De la main de Vladimir S. Zubrosky signé le Mar 4 Oct - 21:56
Oh une gente demoiselle Islandaise, que c'est un plaisir de voir un de vos nouveaux visages fleurir parmi nous Smile

Si vous avez la moindre question très chère, le moindre besoin... N'hésitez plus, je serai votre humble serviteur.


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De la main de Phannen O. S. Kirstensson signé le Mar 4 Oct - 22:18
Votre prénom me fait rêver, Madame, j'espère avoir un jour le plaisir de vous rencontrer sous de bons auspices.


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De la main de Howahkan Omawnakw signé le Mer 5 Oct - 19:26
Re-bienvenue parmi-nous !

Sous des formes beaucoup plus féminines


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De la main de Aindreas An Sionnach signé le Jeu 6 Oct - 9:22
Ma petite sœur de cœur. What a Face Ma petite protégée. Je suis content de te voir ! What a Face Et si tu veux de l'aide pour ton avatar, j'aimais tout particulièrement la seconde proposition que tu avais posté dans le flood. Bah quoi on n'est plus des gosses, j'ai le droit d'apprécier les belles choses. What a Face

OK je sors. XD Hâte de lire ta fiche en tout cas !

Love sur toi que j'aime !


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« Death surrounds, my heartbeat's slowing down. I won't take this world's abuse. I won't give up, I refuse! This is how it feels when you're bent and broken. This is how it feels when your dignity's stolen. When everything you love is leaving you hold on to what you believe in. Break their hold Coz I won't be controlled. They can't keep their chains on me when the truth has set me free. This is how it feels when you take your life back. This is how it feels when you finally fight back. When life pushes me I push harder. What doesn't kill me makes me stronger »
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De la main de Rán T. Ýrardóttir signé le Mer 12 Oct - 22:31
Mince j'ai même pas répondu à vos messages de bienvenue !

Merci pour tous vos petits mots d'accueil =)

Vlad : merci, t'inquiète, je connais un tit peu la maison, mais j'hésiterai pas Wink

Phannen : je suis sûre que nos chemins auront l'occasion de se croiser, avec plaisir =)

As' : mon 'rand frère What a Face oué, je crois que tu m'as aidé, j'ai suivi ton conseil

Bon, ma fiche avance bien, j'ai tout en tête, me reste plus qu'à finir d'écrire =) J'ai hâte de jouer ce nouveau personnage qui me démangeait le cerveau !



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De la main de Moreen Scully signé le Ven 14 Oct - 18:08
Bienvenue parmi nous jolie demoiselle


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De la main de Aindreas An Sionnach signé le Dim 30 Oct - 19:05

Validée

Ma petite sœur de cœur ! C'est avec joie que je t'ouvre évidement les portes de la ville. What a Face Magnifique fiche, j'ai adoré la lecture c'était très agréable ! J'ai grand hâte d'écrire nos aventure. J'ai très apprécié ta façon d'aborder notre lien et de faire intervenir les PVs. C'est chouette. ^^
As'

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- No, not gonna die tonight. We're gonna stand and fight forever -
« Death surrounds, my heartbeat's slowing down. I won't take this world's abuse. I won't give up, I refuse! This is how it feels when you're bent and broken. This is how it feels when your dignity's stolen. When everything you love is leaving you hold on to what you believe in. Break their hold Coz I won't be controlled. They can't keep their chains on me when the truth has set me free. This is how it feels when you take your life back. This is how it feels when you finally fight back. When life pushes me I push harder. What doesn't kill me makes me stronger »
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Rán ☳ Mad Rush [REBELLE - validée]

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