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"I can't drown my demons, they know how to swim." {Bel} [COALITION - Validé]

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De la main de Belphégor K. Lewis signé le Lun 6 Mar - 22:58

Lewis Belphégor K.
feat. Daniel Tighe

Nom : Lewis
Prénom(s) complet(s): Belphégor Klaus
Race : Humain.
Âge : 20 Ans.
Groupe : Coalition.
Origines : Afrique du Sud.
Métier/Rang : Esclave.
Désirez-vous être parrainé ? [x] Oui [] Non
Apparence

Je n’étais pas peu fière, de pouvoir, du bout de mes ongles, éveiller une infinité de frissons sur ta peau pâle. Sans rire, ton épiderme semblait être fait d’opaline, tant il était clair, je pouvais même observer, sur tes bras, enroulés autour de mes hanches, tes veines bleutés, qui ressemblaient tant aux nervures de ces statues de marbre, que tu aimais tant observer. C’était d’ailleurs assez surprenant, que tu sois d’un teint aussi lunaire, avec le soleil que nous avions ici, mais je supposais, vu tes activités et ton caractère, que tu préférais l’ombre imposante des musées que la lumière des activités extérieures. Et pourtant, pourtant, ton corps n’était pas immaculé, non. Je pouvais sentir sous la pulpe de mes doigts, que j’avais remonté jusqu’à tes épaules presque aussi fines que les miennes, la marque profondes d’une de tes nombreuses cicatrices. Tu n’étais pas le fleuve serein que tu semblais êtres, comme ces marques sur ton épiderme en attestaient, des blessures de guerres ou plutôt de survies, tu en avais à ne savoir qu’en faire, mais tu ne disais mots sur leur origine, sans chercher à les cacher pour autant. Ta peau n’était toutefois pas uniquement un vestige de douleur, tout comme l’art que tu admirais tant, il était peuplé de tatouages, qui cohabitaient avec tes marques de guerre, leur donnant cette notion de trophées pour avoir triomphé, comme si tu remerciais ces blessures, sans chercher à les dissimuler par des formes esthétiques.

J’ai fini par me tourner vers toi, qui dormais encore, ignorant mon observation minutieuse. J’ai affiché un sourire, avant de glisser mes doigts dans tes cheveux d'ébènes, aussi sombres que ta peau était pâle. Ils étaient toujours d’une grande douceur, glissant tel de la soie entre mes doigts, brillants sous les reflets lumineux qui irradiait la chambre tout entière. J’ai attiré quelques mèches jusqu’à mon nez, humant le parfum de miel et de cannelle qui s’en échappait. Ils avaient toujours une odeur agréable, une marque de plus du soin que tu portais à apparence, tout comme de tes mains, qui en dépit de tes jointures, souvent abîmées, demeuraient terriblement souple et tiède. J’ai chassé les mèches de ton visage fin et ciselé, dont les traits semblaient avoir été travaillés par une main de maître. Mon regard glissa de tes lèvres rosées et pulpeuses, légèrement entrouvertes, puis de ton nez aquilin à tes pommettes hautes qui surplombait tes joues légèrement creusées. Lorsque mon regard tomba dans le bleu sombre de tes yeux, j’ai sursauté, ne m’attendant visiblement pas à ce que tu sois éveillé et que tu m’observes en pleine contemplation. Il fallait dire qu’ils avaient quelque chose d’intimidant, tant ils étaient profonds et blasés à la fois, là, encadré de tes longs cils sombres, qui faisaient de l’ombre sur tes joues de porcelaine. J’aimais me plonger dans ces derniers, y voir les tourments de ton âme, si honnêtes et expressifs. D’un gris orageux quand tes émotions se faisaient négatives, tirant vers le vert-d’eau lorsque tu était d’humeur joyeuse et que ton sourire remontait jusqu’à tes yeux.

Ma contemplation s’acheva lorsque tu te levas, tes longs cheveux glissant de tes épaules, jusqu’au bas de ton dos, alors que tes hanches étroites se mouvaient au rythme de tes pas. Tu n’étais pas très grand, en réalité, je te dépassais d’une bonne tête, lorsque nous étions face à face, c’était d’ailleurs l’un de tes complexes, je trouvais ça mignon. Je te regardais te préparer en silence, choisissant tes vêtements avec soin dans ton armoire si bien rangé. Tu aimais que tes vêtements soient soignés, qu’importait le style que tu adoptais, allant du plus casual, à ces pantalons larges et ces t-shirt de groupes, imprononçable, qui trahissait une partie de tes goûts musicaux. Tu étais extrême, pouvant passer d’une personne à l’autre et ton style vestimentaire en attestait. Il y avait pourtant une chose qui ne changeait pas, c’était cette façon droite de te tenir, je savais, que tu ne venais pas d’un milieu favorisé comme le mien, pourtant ta gestuelle mesurée, ton langage qui pouvait se faire velouté et traînant, tout cela trompait sur tes origines et cela me plaisait. Tu étais tout et rien à la fois, une chose et son contraire.
Pouvoir
None.
Psychologie
Si Bel devait être un animal, il serait sans doute possible, un canidé. Ne vous méprenez pas, lorsque je parle de canidé, je ne parle aucunement de celui domestiqué par l’homme, je ne vois aucunement l’animal servile, celui qui ne vit que pour et par son propriétaire, non. Il ne serait pas tant un chien qu’un loup, car en dépit de l’attachement qu’il peut témoigner, il n’en reste pas moins aussi lointain qu'insaisissable. Observateur ordonné et silencieux. Bel tient du “chien sauvage” cette fidélité à toute épreuve, cette loyauté qui en fait un partenaire indéniable et un rempart de qualité face aux épreuves. Il avait cette carapace qu’il avait construite minutieusement au fil des années, qui lui donnait cette aura rassurante et protectrice, en dépit de son âge. S’il avait foi en vous, il était bien capable de vous suivre jusqu’en enfer, tant que vous maintiendrez cette confiance sans faille qu’il entretient avec votre personne. Je me souvenais qu’il m’aidait souvent lorsque je le lui demandais, je ne comptais plus le nombre de fois où il m’avait ramassé, quand après une soirée trop alcoolisé, je finissais dans le caniveau, le nombre de fois où il m’avait épaulé, quand mon dégoût pour cette existence me rendait absurde. Il y avait néanmoins ces moments, où il refusait de me tendre une main secourable, lorsqu’il trouvait ma demande se faisait trop absurde, pourtant, je savais qu’il n’était jamais loin, veillant sur ma personne à une distance qu’il estimait suffisante pour donner l’impression qu’il s’en fichait, mais assez proche pour intervenir s’il le fallait. Il était ainsi, il n'aimait pas faire étalage de ces sentiments, trop timide et peu expansif, il était d’ailleurs facile de penser que derrière ce regard je-m’en-foutiste, il n’y avait qu’un vaste néant, tant il était peu communicatif. Il n’était pas le type le plus sociable que je connaisse, loin de là, mais je savais qu’il était loin d’être bête ou dénué d’opinion pour autant.

Je savais qu’il était capable de discriminer, et capable d’une sensibilité. C’était un amoureux éperdu de l’art, sous toutes ces formes, il pouvait passer sa vie dans les musées, passer et repasser devant des œuvres qu’il avait déjà vu, sans jamais s’ennuyer. Il était amoureux de la beauté, mais pas dans le sens où je l’entendais, où nous l’entendions. Son affliction allait pour les merveilles écorchées, les merveilles torturées, il pouvait d’avantage s’éprendre des corps torturés des Maniéristes, que devant la droiture de la Renaissance, il aimait les animaux écorchés, les oiseaux aux ailes brisées. Je devais même avouer qu’il pouvait être très intense, extrême dans ses propos, dans ces penchants, comme s’il voulait tout boire jusqu’à la lie, sans jamais être rassasié. Car, s’il pouvait être entier sur beaucoup de choses, il n’en restait pas moins un enfant gâté, se lassant vite, s’impatientant lorsque la situation ne lui plaisait pas. Il devenait alors agité, insoumis et entêté. Bel était vraiment fuck up, le genre de personne à aller au bout des choses, à tester pour croire, le genre de personne silencieuse, qui d’un coup pouvait faire quelque chose de complètement random, juste pour le plaisir de connaître la réponse de ce qu’il avait expérimenté. Il était l’un de mes seuls amis à être doté à la fois d’une intelligence théorique et pratique à la fois attestant d’un passé où il avait dû s’adapter, grandir vite, trop vite, pour pallier à ses besoins. Je savais qu’il était intelligent, mais je savais également que ce n’était pas inné, qu’il avait travaillé et qu’il travaillait dur, en permanence pour maintenir ce niveau. Il n’était pas un être paresseux ou passif, qui attendait sur les autres pour réaliser quelque chose, s’il pouvait donner une impression de staticité, ce n’était qu’une illusion, car son esprit lui, voyageait beaucoup.

Je finirais en disant que derrière sa froideur, ces tendances tendant à la manie et la distance qu’il semblait mettre entre lui et le monde, il restait une personne très empathique et altruiste.


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De la main de Belphégor K. Lewis signé le Lun 6 Mar - 22:58
Histoire


I- "Roxanne,you don't have to put on the red light."

On m’avait toujours dit que le premier coup était le plus douloureux, qu’après le premier impact, je ne sentirai plus grand chose… C’était un mensonge. Le second fit tout aussi mal que le premier, puis tout aussi mal que les suivants et ceux d’après. Mon corps ne semblait vouloir s’adapter à ces attaques fulgurantes et entières, j’avais lu quelque part, que cela devait venir de l’esprit, quand j’y pense c’était un beau ramassis de connerie. Quel genre d’abruti apaisait son esprit pour en recevoir d’avantage? Son poing c’est écrasé sur ma joue gauche et j’ai commencé à hurler plus fort et à me débattre, je ne devais ressembler qu’à rien d’autre qu’à un chat sauvage, hurlant et montrant les dents, alors que ces deux tas de graisses, qui lui servaient de bouches trous, me tenaient fermement les bras, pour ne pas que je bouge trop, comme s’il s’agissait d’une opération délicate, au bout de laquelle je finirai complètement défiguré. Je ne faisais que tirer en vint sur les étaux chaud et humides de transpiration, sensation que je prendrais le temps de haïr après ma cuisante humiliation, j’étais trop frêle, trop maigre, trop petit, trop insignifiant, pour ne serait-ce que les faire bouger. J’ai entendu son rire gras au-dessus de mes cris, puis les acclamations d’un public toujours plus fervent et étouffant, venu assister à ma descente aux enfers, et je me suis senti malade, malade de haine, de colère et de tristesse. Mes larmes se mis à couler et il a rigolé plus encore, alors que son poing s'abattit cette fois dans mon ventre, me coupant le souffle, tout en me faisant haleter, soulevant mon estomac dans le même ensemble. Quand il m’en a donné une série d’autres, j’ai compris que c’était son grand final, comme ces feux d’artifices que ma mère m'emmenait voir sur la grand place, juste avant d’aller travailler. Les instants de bonheur se mêlaient à la douleur et je perdis le fil, alors que les étaux se desserrent pour me laisser choir sur le sol, confortablement aménagé pour accueillir mon visage tuméfié, les pages déchirés de mes cahiers se tâchant de sang, alors que j’haletais pour retrouver mon souffle, parcourut de sanglot et de hoquets, qui me coupaient le souffle et me faisait tousser. Le spectacle était fini, le tyran s’en allait avec sa foule et moi, je demeurai là, couvert de honte, me recroquevillant sur moi même. J’aurais dû m’y habituer pourtant, ce n’était ni la première, ni la dernière fois… alors… pourquoi j’avais aussi mal?

Je ne savais réellement ce qui m’avait poussé à me redresser, à ranger mes affaires pèle-mêle dans mon sac, ni même à faire le chemin menant à la maison d’un pas chancelant, mais assuré. Chacun de mes pas, faisait dériver les regards des autres et stopper les conversations. Je créais l’apitoiement, avec mes vêtements déchirés, mon visage tuméfié, j’étais un monstre sanguinolent et inexpressif. Pourtant, au long de ces années, pas une seule fois ces regards ne se sont modifiés en mains tendues, parce qu’au fond, eux aussi ils détestaient ce que j’étais, parce qu’ils pensaient que je le méritais, que cet état devait être le mien. J’ai serré les dents et les poings et j’ai avancé plus vite, me fichant de la douleur qui me déchirait le tibia. Je voulais rentrer chez moi, j’avais eu ma dose de monde extérieur pour la journée.

Le rituel commençait alors, je passais par les rues les moins glauques de mon quartier, passant même parfois par le jardin de mes voisins, en évitant d’attirer l’attention de leurs chiens, avant de parvenir au mien. Comme toujours, je me saisissais de la clé caché dans l’arbre à oiseau, que j’avais fabriqué, avant de pénétrer dans ma demeure. Il y avait toujours cette odeur de moisissure qui flottait dans l’air, les problèmes d'infiltrations d’eau créant ça et là des taches brunâtres, les bruits tenus de l’extérieur, qui filtrait par nos murs trop fins et puis cette atmosphère sombre, en dépit de l’éclairage trop faible. Pourtant, c’était chez moi. Si j’avais le cœur lourd, après la journée que je venais de subir et la vision du salon, que j'avais nettoyé la veille, maculé de vêtements et de canettes de bières, il s’allégea immédiatement, lorsque je vis la forme endormie de ma mère, allongée sur le canapé. J’ai déposé mon sac sur le sol, avant de m’avancer, me penchant au-dessus d’elle avec un sourire, avant de chasser les mèches brunes qui hantaient son visage endormi. J’ai froncé les sourcils en voyant la tache violacée sur sa joue, qu’elle avait maladroitement tenter de camoufler avec du maquillage bon marché, avant de soupirer et de remonter le plaid jusqu’à ses épaules menues, la regardant s’agiter doucement avec tendresse. Dans ces moment là, je me fichais bien de ce que les autres pouvaient penser, pour moi, ma mère était un ange.

Quelques minutes sous la douche et quelques gouttes d’antiseptiques plus tard, me suffirent à retrouver un visage plus ou moins humain, alors que je m'appelais à nettoyer le salon et à préparer le dîner, tout en jetant un regard sur mes devoirs du lendemain, que j’avais terminé, le week-end précédent. Une fois que tout fut prêt, mijotant doucement, je me suis assis sur le tapis miteux du salon, mon dos appuyé contre les coussins du canapé où elle dormait. J’étais tellement plongé dans ma lecture, que j’ai manqué de sursauter, quand elle se pencha pour embrasser ma joue, caressant de ses doigts fins mes longs cheveux bruns.

-”Bel, mon ange, ça sent vachement bon. Tu aurais dû me réveiller, j’aurais préparé le dîner, tu dois te concentrer sur tes devoirs, ok? Maman…”

-”Maman est la grande, oui, je sais, mais tu avais l’air fatigué,et puis j’ai déjà fais mes devoirs, alors…”


J’ai haussé les épaules, et elle a sourit, avant de venir m’enlacer, inspirant l’odeur de mes cheveux trempés. Elle était trop proche, je savais qu’elle verrait mes blessures, ainsi, à peine avait-elle froncée les sourcils, en observant mon visage avec attention, que je su que sa colère serait noire. Elle c’est saisit de mon visage, avant de s’écrier.

-”C’est pas vrai… Qui t’as fait ça? Quelle bande de petits cons… Je te jure que si je les attrape, donne moi des noms. Belphégor.”


-”Seulement, si tu me donne celui du connard qui t’a utilisé comme punching ball.”


J’ai vu ses grands yeux bruns s’assombrirent, alors qu’elle levait la main comme pour me frapper, mais rien ne vint. Ni claque, ni cris. Elle m’a simplement attirée pour me prendre dans ses bras, en me soufflant qu’elle était désolé, comme si la faute était sienne, comme si toutes ces personnes dehors, avaient raison. Je l’ai serré en retour en lui disant que tout allait bien se passer, qu’elle n’était pas à blâmer, je détestais ces  moments où elle était triste, je l’aimais plus que tout. Le reste de la soirée se passa sans encombre, nous avons bien rigolé, blotti l’un contre l’autre, alors que nous regardions la télévision, parlant de tout et de rien, comme les deux meilleurs amis que nous étions. Et puis, lorsqu’il commença à se faire tard, et que les lumières de la ville se firent plus sombres, ma mère se métamorphosa. Les talons cachèrent ses pieds de nymphes, allongeant sa figure frêle, trop bien épousé par une robe criarde, qui ne faisait que rehausser un maquillage trop présent. Cette mère là, celle qui laissait une marque de rouge à lèvres sur mon front, avant de s’en aller, laissant flotter ce parfum étouffant et lourd, je ne l’aimais pas. Cette mère là s’éveillait la nuit, cette mère là faisait que l’on s’acharnait sur moi à l’école, cette mère là, faisait pleurer la mère que j’aimais, mais je savais, qu’elle devait exister, qu’elle existait pour nous deux et rien que pour cela, je continuerai de la défendre des insultes et de la méchanceté du monde extérieur.

II- "Human Sadness."

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti cela, cette sérénité sans bornes, qui m’avait envahi tout entier, au bout de me rendre plus pensif que je ne l’étais à l’accoutumée. J’avais la sensation étrange d’observer la scène de l’extérieur, que ce corps que je dirigeais n’était pas le mien, tout en ayant pleinement conscience que c’était moi, que je me retrouvais bien là, debout, ressentant chaque bride de ce vent qui agitait les mèches de mes cheveux. C’était grisant et étrange, mais je n’avais pas guère de place que pour ce non-sentiment. Je ne souriais pourtant pas, je ne ressentais pas de joie à me sentir ainsi, j’étais plus vide qu’empli de sentiments, mais ce vide, cet abysse que je contemplais de ma place, était… Reposant. Je ne savais si c’était la bousculade créée par le trop plein de ressentis, un déni ou simplement le fait que j’avais accepté la situation, je ne pouvais expliquer pourquoi je me ressentais ainsi. Pourtant, lorsque j’avais appris la nouvelle, il y avait quelques années de cela, je n’avais ressenti que colère et dégoût. Oui, quand elle m’avait annoncé cela, avec son doux sourire et ses mains tremblantes, j’avais pensé mourir, j’avais pensé que je pouvais tout détruire d’un souffle, la pièce, notre maison… Le monde dans son entièreté, mais elle, elle avait été sereine, elle avait caressé ma main de la sienne et puis… Et puis, elle m’avait consolée. Elle savait ce qui l'attendait, ce qu'elle risquait, la mort pure et simple, et pourtant, c’était elle qui me réconfortait, elle qui séchait mes larmes, elle qui me soufflait contre mon oreille, que “tout allait bien se passer”. Et ce n’était qu’aujourd’hui que je comprenais cette sérénité morbide qu’elle avait ressentie, alors que je surplombai ce trou béant creusé en pleine terre.

Lorsque je suis revenu à moi, il y avait une sensation de chaleur contre mon épaule et le visage compatissant du prêtre qui avait accompagné ma mère dans ces derniers instants, comme les autres disaient. Pourtant, je m’en fichais, je voulais qu’il s’en aille, tout comme ces autres femmes, aux vêtements criards, qui étaient venues faire couler leur maquillage de qualités médiocres, tout en baragouinant des mots qui ne m’atteignaient pas. Je suis resté longuement aux côtés de ma mère, assis sur le sol, le regard dans le vide, alors que l’odeur de terre et de fleurs fraiches mêlées, parvenaient à mes narines par vagues. Je me sentais malade, pourtant, je n’avais pas envie de bouger, pas maintenant. Je voulais encore un peu de cette sérénité, je ne voulais pas retourner à la maison et ressentir de nouveau cette douleur et cette impuissance, que chacun des meubles et des pièces, s’amuseraient à me cracher à la figure. Pourtant, ce ne me fut pas accordé. J’aurais dû savoir, j’aurais dû comprendre que dans cette vie, dans cette ville, je ne pourrais faire ce que je souhaitais. Une autre main s'est posée sur mon dos et un homme que je ne connaissais pas, c’est accroupi à mes côtés, restant silencieux, attendant visiblement que je tourne la tête vers lui, chose que je ne fis pas. J’espérais qu’il comprendrait, qu’il me laisserait seul, mais, ce ne fut pour lui que l’occasion de l’ouvrir et de chasser cette sérénité avec ces mots. Il m’a parlé de nouvelles familles, d’une nouvelle vie, d’amour et de prise en charge, pourtant, je ne voyais encore que des boniments, qu’une autre façon de m’expliquer que ma vie serait de nouveau un enfer. Mais j’ai juste hoché, la tête, pour qu’il se taise, pour qu’il me laisse encore quelques minutes avec ce qui restait de l’existence de ma mère sur cette terre, je voulais rester, juste un peu plus longtemps. Du temps, c’était tout ce dont j’avais l’impression d’avoir manqué jusqu'à maintenant.

Lorsqu’il m’a raccompagné chez moi, pour que je prenne quelques vêtements, lorsque je me suis de nouveau retrouvé seul, entre ces murs oppressants, j’ai craqué. J’avais toujours pensé, ou plutôt j’avais appris à penser, que grandir, c’était cette période où le sang que je crachais et qui maculait mes vêtements n’était plus entièrement le mien. Grandir, c’était jeter des regards sombres à ces adultes qui m'observaient avec cet air apitoyé. Grandir, c’était dissuader ces hommes, sans gêne, de s’approcher de ma mère, quand nous sortions le jour. Grandir, c’était prendre en charge plus de choses encore et parvenir à se sentir plus grand, plus fort et ainsi, protéger ceux que j’aimais. Pourtant, malgré toutes ces années et toutes ces choses que j’avais apprises, cette carapace solide que je m’étais forgé, je n’avais pas réussi à sauver ma mère de la maladie, je n’avais pu détruire ces maudites cellules cancéreuses qui l’avaient dévorée goulûment, lentement, de l’intérieur. Alors, comme tous les adultes que j’avais vus jusqu’alors réagir face à leur frustration, j’ai cassé des choses. Je me suis saisi de ma batte de baseball et j’ai détruit tout ce qui me passait sous la main en poussant des cris de rage. Hurlant comme un animal blessé, les yeux brouillés par des larmes intarissables.

Lorsque je suis revenu dans la voiture de l’assistant social, il n’a rien dit. Il m’a simplement observé, prostré avec mon sac sur mes genoux, sa cigarette au coin de ses lèvres, avant de démarrer sa voiture. Il ne m’a pas demandé pourquoi j’étais échevelé, pourquoi les jointures de mes doigts saignaient, ni même pourquoi mes yeux semblaient plus rougis encore, alors même que je pensais être à court de larmes en quittant le cimetière. Et pour cela, il devint mon adulte favori de la journée. J’ai levé mes orbes, dissimulés derrière ma casquette usée, pour observer ma maison s’éloigner dans le rétroviseur. Je savais dès lors, que je ne la reverrais peut-être plus jamais et je me suis senti étrangement bien, j’aurais voulu la brûler tout entière, j’aurais voulu la réduire en poussière de mes mains, tout comme ce quartier et cette ville, avec ces habitants prisonniers à l’intérieur.

-”Dites, je sais que je ne peux pas demander grand chose, que l’institution s’occupe de moi maintenant, puisque je n’ai aucune famille, mais…. J’aurais une demande. J’aimerai… J’aimerai juste que cette nouvelle vie ne soit pas ici, ne me choisissez pas une famille du coin… Par pitié.”  

Je ne l’ai pas vu, mais je l’ai entendu sourire, de même que cet élan de sympathie qui a habité sa voix, quand il me répondit à l’affirmative, me confirma ce que j’avais cru percevoir. Je n’ai plus parlé après cela, je regardais simplement par la fenêtre, je regardais simplement les autres mener leur vie habituelle, dans leur monde inchangé.

III- "First Sign, First Smile."

Il faisait un temps de chien, mais je commençais à y être habitué, après tout, il n’avait cessé de pleuvoir depuis que j’étais arrivé dans cette ville, à croire que je n’étais pas la bienvenue dans ce trou perdu. Il fallait pourtant penser que cela devait me plaire, étant donné que cela ne m’avait pas empêché de la parcourir en long, en large et en travers, en quête de la raison qui m’avait poussé à partir si loin de chez moi. Chaque sortie, chaque conversation, me permettaient d’épaissir ce dossier, que je conservais précieusement et que je consultais chaque soir. Néanmoins, après un mois à parcourir des terrains vagues et des quartiers miteux, je commençais honnêtement à désespérer et puis… Il fallait bien que je me décide à rentrer chez moi, Ils devaient forcément m’attendre. Ou non. Non, Ils se fichaient bien que je sois là ou pas, cela avait toujours été ainsi. Non, pas toujours, il y avait un temps où je ne faisais pas partie des tapisseries, un temps où nous étions une famille, un temps où Ils avaient besoin de moi, mais à présent, je n’étais plus qu’une ombre parmi les ombres, une entité bonne qu’à recevoir politesses et boniments. J’avais la sensation, qu’il fallait que je parte à sa recherche, j’avais l’impression que peut-être que lui, aurait besoin de moi.

C'était ce qui m’avait poussé à sortir une fois de plus, sous une pluie torrentielle, uniquement munie de mon parapluie, pour chercher de nouveau une bride, une étincelle, qui me mettrait sur la bonne voie. Le trajet était le même, mes pieds me guidaient sans une hésitation à présent. Dans un premier temps, je quittais mon hôtel, un gobelet de café brûlant à la main, je le buvais tout en passant devant le garagiste, puis le primeur, faisant fit des regards curieux et des commentaires sur mon passage. J’étais une étrangère, un élément perturbateur dans leur vie monotone, avec mes robes de couleurs et mes vêtements de créateurs. J’étais soudainement apparu du jour au lendemain, remuant un passé qu’ils ne semblaient pas vouloir partager, ou du moins, pas avec moi, vu comme ils étaient taciturnes et fermés. Ils me prenaient pour une journaliste, une policière ou pour les plus intelligents d'entre eux, pour une simple fouineuse agaçante. Je savais que si cela ne tenait qu’à eux, ils m’auraient reconduit à la porte de la ville, moi et mes valises, moi et ma voiture trop luxueuse, que je ne sortais pas de peur de me la faire voler par l’un de ces gamins, qu’il ne faisait pas bon de croiser la nuit. Ils ne me comprenaient pas et  ce n'était pas à sens unique, parce que moi non plus, je ne les cernais pas, je ne comprenais pas que l’on puisse vivre dans un tel trou, ni même, de qui voudrait de telle condition de vie.

Mon premier arrêt fut le fleuriste. Comme toujours, je me hâtais de finir mon café, avant de jeter mon gobelet en carton dans la même poubelle, emplissant une dernière fois mes papilles de ce poison bien nommé, avant de pénétrer dans l’établissement. J’étais toujours surprise, par l’odeur entêtante et caressante qui régnait dans cette pièce minuscule où les fleurs s’entassaient de façon harmonieuse, appelant chacune a être caressé et par conséquent acheté. Le carillon de la porte cessa de sonner et je me suis avancé, esquivant un bouquet de lys immaculés, avant de tomber nez à nez avec le vendeur, qui s’excusa, avant de continuer sa route, pour disparaître dans l’arrière boutique, visiblement plus agité qu’il ne l’était d'habitude. J’ai simplement haussé les épaules, avant de continuer ma marche. C’est à ce moment que je l’ai vu pour la première fois, là, coincé entre des myosotis et des primevères, une veste brune délavée sur les épaules, qui couvrait qu’à peine sa chemise trempée par la pluie et ses cheveux interminables, qui ruisselaient en gouttes à gouttes, jusqu’à ses chaussures d’un autre âge. Je pouvais affirmer qu’il ressemblait aux personnes de ce lieu de par son style vestimentaire, qui attestait de son niveau social, mais la beauté de sa peau pâle combinée à son maintien droit et son regard lointain, mais brillant, me faisait penser que non, il n’était pas comme eux. Néanmoins, ce n’était pas uniquement cette constatation qui me mettait dans cet état, non, ce n’était pas que cela, qui me fit chercher les mains tremblantes dans mon sac, ce carnet de notes qui ne me quittait jamais. Ce n’était pas non plus le fait qu’en passant à côté de moi, son parfum suplanta celui des fleurs, ni même que sa voix  grave et veloutée, qui fit qu’en regardant la photo que je pu trouver en feuilletant les feuilles avec agitation, je retins un glapissement. J’ai fixé longuement la photo, avant de relever les yeux pour le voir quitter la boutique, totalement surprise. C’était lui. Celui que j’avais cherché depuis si longtemps. Mon neveu.

Je n’arrivais pas à croire que c’était lui, pourtant, j’avais pensé être suffisamment dans le vrai, là, accroupi entre deux tombes. Lorsque je vis le nom de ma sœur gravé sur la pierre noircie et moisit par la pluie, devant laquelle il s'était accroupi pour arranger les fleurs que j’avais déposé au fil des jours, il ne me fut alors plus permise de douter. Je ne savais si je devais me sentir heureuse ou terrifié, il était là, celui qui m’avait fait quitter provisoirement ma maison morne, celui qui m’avait fait me questionner sur les actions du passé. Je suis resté longuement à l'abri derrière l’un des tombeaux, serrant nerveusement le manche de mon parapluie, alors que je l’observais converser avec la stèle, une main sous la mâchoire, alors qu’un sourire vague étirait ses lèvres pâles. Il ne semblait pas se soucier de la pluie qui assombrissait ses vêtements au fil des minutes. Il semblait heureux. Heureux et perdu. J’ai finalement poussé un soupir, serrant le bouquet de fleurs contre ma poitrine. Le bruit de mes talons résonnait dans l’espace silencieux, uniquement peuplé de nos deux âmes, les pans de mon manteau de cuir glissant sur mon collant de soie.

Il n’a levé les yeux vers moi, que lorsque je me suis arrêté à ces côtés, me penchant alors à son niveau pour y déposer les fleurs. Il y eut un long silence entre nous, je sentais son regard sur ma personne, mais je n’ai rien dit et en fit de même. Il a fini par se désintéresser de moi, gardant simplement le silence, alors que je me rapprochais, l'abritant de mon parapluie.

-”Qui êtes-vous et pourquoi faites vous ça ? On ne se connait même pas…” [/i]

-”Je viens en amie, une amie qui accessoirement t’empêchera de mourir d’une terrible pneumonie.”

Ce fut le premier sourire qu’il m'offrit, le premier signe.

IV- "I Think We're Doomed and There is No Way Back."

La fumée de la cigarette que je venais de terminer de consommer, tournoyait encore dans la pièce, lentement, inlassablement, planant au-dessus de ma tête et de ton corps à moitié nu, que les draps, dans lesquelles tu t’étais enroulé, ne dissimulaient plus vraiment. Je ne savais depuis combien de temps j’étais là, à te regarder sans te voir, les jambes croisées, avec une main sous la mâchoire pour soutenir mon encéphale, submergé de pensées affluant toutes vers le même point. Toi. Et uniquement Toi. Cela sonnait tellement romantique, si mièvre, que cela me fit sourire. Ce n’était toutefois pas l’émotion de joie qui ressortait de ce demi-étirement de lèvres, non, c’était plutôt un mélange d’ironie et de dépit, que ces minutes perdues à observer le vide, avaient ravivés avec force. Dans ce regard que je posais sur toi, toi et tes formes marquées par les années, ces années de différences qu’il y avait entre toi et moi, toi qui avais le double de mon âge et plus encore. Je ne te trouvais pas particulièrement belle, ni particulièrement attirante, je devais même avouer que ces amants que je prenais quand tu n’étais pas à mes côtés, trop prise par ton devoir de mère de famille modèle, je les aimais plus que toi. Pas de sentiments, pas d’attachements, mais une douceur et une sensualité qui était absente de ces moments où nous pratiquions la valse allongée. Tu es mon soutien financier et moi, je suis ton soutien moral, celui qui fait briller ton regard, bien plus que cette bague aux nombres de carats ridiculement grands, de cette bague qui ornait ton doigt.

Un soupir et je me lève, mes cheveux, attachés en une queue-de-cheval parfaite, glissant de mes épaules, dans un froissement de tissu délicat. J’étais près pour une nouvelle journée d’école, avec cette chemise étriquée qui entourait mes poignets, dissimulant les nombreux tatouages qui mordaient ma peau pâle, ce pantalon à la coupe ridiculement droite, qui me donnait un pas lent et princier, alors que je m’approchais de ton corps alangui. Je me suis penché au-dessus de toi, caressant ta joue flétrie par les années, parcourant du bout de ma dextre, les marques de rouge lèvre, que j’avais étalé avec violence de mon pouce, alors que je te menait toujours plus loin. Ces lippes qui n’avaient eu de cesse de dire que tu m’aimais, c’était une erreur, tu le savais, mais tu le faisais encore. Je ne t’aimais pas, je ne te l’avais jamais et je ne te le dirais certainement jamais. Je ne t’aimais pas, mais cela ne m’empêcha pas de prendre soin de toi, de te couvrir et de baiser ton front, avant de faire demi-tour, saisissant ma veste avant de m’en aller. D’aucuns diront que ce n’était que de la pitié, d’autre que je t’étais redevable pour cette vie, pour cet appartement que tu m’avais payé, pour cette école dans laquelle tu m’avais inscrit en jouant de tes relations. Tu t’étais compromise pour moi depuis que nous nous étions rencontrés dans ce cimetière. Tu disais être une amie de ma mère, mais comment aurais-je pu savoir qui tu étais vraiment… Pas quand tu étais celle qui s’escrimait au-dessus de cette machine de chair qu’était mon corps. La vérité, était que je me contentais de ne pas savoir, cela me plaisait dans un sens d’ignorer ta vie, je me sentais moins responsable, moins coupable, quand je t’entendais pleurer seule parfois, ou lorsque tu venais, comme hier soir, trouver refuge dans “mon” appartement. Quelque part, je savais que ce serait éphémère, que c’était beaucoup trop idéal pour durer plus longtemps.

Je ne savais quand avait commencé ma chute, mais je savais que je l’avais désiré, que ce désir d’autodestruction sous-jacent, aurait le dessus. Cela avait commencé par quelque chose de tout bête. Un nom sur un foutu casier, un nom que je savais être le tiens. Et puis un regard croisé avec le possesseur de ce dernier, bêtement, au détour d’un couloir, jusqu’à ce que ce regard se transforme en sourire. Il te ressemblait, il avait la même allure, ce même air discret et réservé, mais avec plus d’assurance et cette indolence l’on doit à notre âge. Je pourrais rejeter la faute sur le hasard, dire que nous étions deux à se chercher, que nous étions tout deux en dernière année et qu’il n’y avait rien de plus normal, que quand je ne le contactais pas, il le faisait, que d’une certaine façon, c’était un peu plus sa faute que la mienne, mais ce serait mentir. Tout comme avec toi, je me suis montré attentionné, je l’écoutais parler, je souriais, je me suis transformé en l’ami parfait pour lui plaire, d’une manière différente certes, mais toujours avec l’optique que j’obtiendrais quelque chose, même si je ne savais de quoi il s’agissait.

J’avais fini par être assez proche de lui pour qu’il m’invite dans sa demeure, ta demeure, celle que tu disais détester, celle que tu fuyais pour te retrouver avec moi. Le luxe transpirait des murs, les plafonds hauts, les salles richement décorés, les employés qui pullulaient, semblant tous vaquer à des occupations diverses et variées. C’était un bien bel endroit à détester, c’est ce que j’ai pensé. Cet endroit, je l’ai vu de plus en plus souvent, je t’y ai même croisé. J’avais pu lire la surprise sur ton visage, l'inquiétude briller dans ton regard et cette insécurité faire trembler ton corps frêle. Tu avais raison d’avoir peur dans un sens, il aurait suffi d’un ensemble de mots, d’un regard trop insistant ou d’un détail trop personnel, pour que cet endroit se transforme en arène de gladiateur. Mais je n’ai rien fait, je ne voulais pas te blesser, j’étais juste… Curieux. Peut-être trop, j’étais trop curieux, trop destructeur et l’élément final de ma destruction arriva bien vite, bien trop vite.

J'avais toujours aimé les albums photo, ma mère et moi, nous en avions un, que j’avais gardé précieusement jusqu’alors. C’était un recueil de souvenirs et de vérités, l’instant figé sur du papier glacé. J’étais tranquillement installé dans la chambre d’Ysaac, feuilletant l’album posé sur mes cuisses d’un air lointain, observant les visages souriant sans les voir, la musique de la réception, donnée dans la grande salle à manger, me parvenant de façon étouffée, comme un murmure. C’est en terminant ma coupe de champagne, que mon regard se posa, sur un vieux cliché, un peu écorné, où deux jeunes filles se tenaient côte à côte. Si j’avais rapidement deviné que tu étais la plus jeune, avec tes longs cheveux blonds, j’ai blêmi en voyant la plus grande, la brune avec ce doux sourire qui remontait jusqu’à ces yeux clairs. Maman. Je me suis alors senti fébrile, mes doigts tremblaient alors que je tournais une page, puis une autre, me remémorant le visage de ma mère de plus en plus clairement, le prénom accompagnant les clichés comme confirmation de mes doutes. Je me suis levé d’un bond, sortant en trombe de la pièce, plus pâle que je ne l’avais été, courant et titubant presque jusqu’à la porte, lorsque mon poignet fut emprisonné dans un étau doux et chaud à la fois. Ta main. Si mon regard était brouillé de larmes, il n’en fut néanmoins pas moins mordant, alors que je crachais mon venin sur ta personne, détruisant ton beau visage à chaque syllabe et ce devant tes si précieux invités. Tu as perdu ton sourire, tu as perdu beaucoup de choses en réalité, pour la première fois, tu étais aussi vide de vie devant moi, que lorsque tu disais l’être dans cette autre existence, ton existence. Tu avais repris toutes tes années d’un coup, tu me semblais plus vieille, plus fatigué, alors que tu me regardais avec cet air désolé et empli d’envie de rédemption.

-”Tu ne comprends pas…”

C’est ce que tu as osé me dire, en pinçant tes lèvres. J’avais envie de te détruire, toi et tes lèvres colorés de rouge avec élégance, déchirer cette robe coûteuse, saloper ton maquillage, te détruire, toi la soeur de la femme la plus importante de mon existence. Je me suis reculé et tu m’as de nouveau retenu, c’était une erreur et je comptais de le faire regretter. Ma main, c’est levé, prêt à s’abattre sur ta personne, quand tu t’es recroquevillé sur toi-même, comme pour accepter ton sort. C’est alors que j’ai réalisé ce que j’incarnais. J’incarnais ces hommes que j’avais déjà vu lever la main sur ma mère, ces torchons humains imbibés de colère, de misère et d’alcool. Tu m’avais fait devenir tout ce que je détestais et j’ai baissé ma main, tournant simplement les talons pour quitter cet endroit de cauchemar.

J'ai longtemps ignoré tes appels, j’avais vidé et clôturé les comptes en banque, vendus la maison et déménager dans un quartier tranquille, j’évitais même Ysacc, qui en faisait de même de son côté, comme s’il avait senti que je savais une vérité qu’il ne voulait entendre. Pourtant, la curiosité finit par l'emporter et, un beau jour, j’ai accepté de te revoir, dans un motel. J’étais arrivé en avance, pour une raison qui m'échappe encore, peut-être pour partir plus rapidement ou peut-être à cause de ce semblant de culpabilité qui ne semblait vouloir s'effacer. Lorsque je t’ai vu arriver, les traits tirés, la mine fatiguée et l’air maladif, j’ai ressenti de la pitié, tu avais l’air si fragile, si vulnérable, lorsque tu t’es approché de moi d’un pas hésitant, moi, qui appuyé contre ma voiture, n’avais rien laissé paraître.

Une fois dans la chambre, je t’ai simplement écouté, comme je le faisais toujours. Ça, ce n’avait pas changé. Tu m’as alors parlé de ma mère, de votre enfance, de ce sang qu’elle partageait avec votre père et une autre femme, la première compagne de ton père. Tu m’as dit qu’elle avait choisi de partir avec un homme, une créature de bohème et rêveuse et que ton père prit d'une colère sourde l’avait rayé de vos vies, t'interdisant par la même de revoir ma mère. Ma mère avait choisi l’amour, elle avait choisi de suivre son cœur et je savais trop bien où cela l’avait mené. Sur l’instant, je ne ressentais que colère et mépris, pour toi qui avais laissé mourir ma mère en la laissant se vautrer dans les fanges, pour ma mère qui avait été si naïve. Et puis, tu m’as expliqué pourquoi, pourquoi tu avais choisi de me mentir. “Je n’ai jamais voulu”, “pardonne-moi”, “mais tu étais le seul à me prêter de l’attention”, “le seul qui compte”. Tu essayais de m’endormir avec ta tendresse, tu étais redevenu cette femme en manque d’amour, cette femme amoureuse de moi, mais c’était différent, tu étais ma tante et mon sang. Tu ne pouvais plus jouer cette carte.

J'aurais dû m’en douter quelque part, que cette froideur caractéristique à laquelle je ne t’avais confronté, te laisserait plus fragile, plus atteinte encore. J’aurais dû me douter que tu deviendrais hystérique, que ce sang-froid que j’avais su garder jusqu’alors, glisserait de ma personne avec beaucoup trop d’aisance, et que nous finirons ainsi. Moi, te dominant totalement, toi écrasé contre le mur, tes ongles plantés dans ma main qui enserrait ton cou trop fin que j'aurais voulu briser, sur lequel des marques bleutées finiraient par naître. Je t’ai plaqué à de nombreuses reprises contre le mur en crachant tous ces mots que j’avais retenus jusqu'alors, alors que l’air venait à te manquer, que tes mouvements devenaient plus aléatoires et ton souffle plus rare. Mais, je n’étais pas cette personne ou alors, pas totalement, car je t’ai rendu ta liberté, et je t’ai laissé t’effondrer et pleurer sur le sol. Je ne suis pas resté, je ne voulais plus rien avoir avec toi, je voulais juste m’éloigner de toi et de ces sentiments négatifs avec lesquels tu encensait mon être. Mais avec du recul, je doutais du bien-fondé de mon éloignement, de mon égoïsme et de ma froideur, quand, à peine quelque minutes après que j’ai rejoint ma voiture, tu as choisi l’impact avec le bitume en contre bas, plutôt que d’avoir à retourner à ta vie parfaite.

Je n’ai rien su les jours qui suivirent, jusqu’à ce qu’Ysaac ne revienne, après une longue absence, la rumeur du suicide de sa mère et d'un potentiel amant c'étant répandu comme une trainée de poudre. Quant j'ai croisé de nouveau son regard injecté de sang, qui m'envoyait des éclairs, alors que silencieusement sur tes lèvres je lisais la haine et la promesse de me le faire payer cher. Je n’avais pas besoin de plus pour décider de m’en aller, je savais parfaitement que ce sang étalé sur les pavés entacherait également les miens, que jamais avec ma condition et cette non-relation que nous avions eut, je ne pourrais m'ensortir sans y laisser des plumes. Ce ne fut alors que lorsque je me suis trouvé dans l’avion, qui me conduirait à une destination éloignée, que je l’ai ressenti, cette absence, celle que j’avais ressentie pour ma mère, ce vide qui confirmait que plus jamais il ne serait comblé. Et pour la première fois, tu m’as manqué. Terriblement manqué.

V- "Pitch Black."

Je n’avais jamais autant voyagé qu’en étant un fugitif notoire. En usant de l’argent que je possédais avec parcimonie et en faisant profil bas, je pû arriver non seulement à 'travailler' dans mon domaine d’expertise, mais aussi à remplir mon crâne d’images et d’informations toutes plus différentes les unes que les autres. Je devais reconnaître qu’à présent, je me vautrai dans l’illégalité la plus complète, usant des connaissances que j’avais acquises en ingénierie informatique pour remplir des contrats crapuleux, tout en prenant soin de ne laisser aucune trace de mon passage. Ainsi, des bars aux plaines sauvages, du brouhaha des villes au calme des villages reculés, je me baladais sur le planisphère, faisant tout pour vider ma tête, ne restant jamais longtemps, ne m’attachant que rarement à des personnes, que je ne contacterais plus par la suite. C’était cette quête de l’inconnu, ce besoin d’isolation, qui me conduit ici, en Irlande, dans la ville de River Crow. Je ne savais plus vraiment comment j’en avais entendu parler, peut-être me l’avait-on soufflé entre deux verres d’alcool ou l’avais-je entendu dans une conversation où je n’avais pas ma place, pourtant, j’y étais, parcourant les rues avec mon sac à dos, laissant mon regard traîner çà et là, à la recherche d’une distraction passagère.

J'y étais resté plusieurs jours, sans aucun incident, les personnes présentes étaient accueillantes et aimables, mais ne semblaient pas se mêler des affaires des autres, en bref, c’était l’endroit parfait pour moi. Ce soir-là, pris d’un élan de confiance, j’avais décidé de boire plus que raison dans un bar, avant de partir en exploration des quartiers de la ville que je n’avais visité jusqu'alors. Je n’étais pas assez saoul pour marcher de façon aléatoire, mais mon cerveau n’était clairement pas assez réactif et ma méfiance fondu comme neige au soleil, de même que mon attention. Si je n’avais pas été dans cet état, j’aurais peut-être aperçu qu’il n’y avait pas que mon ombre qui suivait mes pas, que dans les ténèbres, il y avait un danger qui rôdait bien plus dangereux, que le trottoir contre lequel j’ai buté, en changeant de ruelle. L’air frais de la nuit caressait délicieusement ma peau, agitant mes cheveux bien trop long, le silence de ce quartier, rendu sinistre par l’ombre pale que la lune projetait sur les façades médiévales des bâtiments, me sembla alors étrangement oppressant. Mais, je continuais d’avancer avec assurance, je n’avais pas peur. Pourtant, j’aurais peut-être dû. Mais allez dire à un adulte que les monstres, les croque-mitaines , sensés effrayer les jeunes enfants, tout ce qu’il avait réussis à définir comme inexistant sous l’effet de la sacro-sainte raison, était réalité. Il vous aurait rit au nez. Un adulte ne devait pas avoir peur des ténèbres, et j’étais un adulte. Néanmoins… Quand cette chose à la force surhumaine s'est jetée sur moi, j’ai eu l’impression de me faire écraser par une demi-tonne de pression. J’ai tout de suite pensé à un agresseur potentiel, alors que ma joue rencontrait le pavé sans douceur, balançant un coup de coude brutal dans ce qui devait être les côtes de ce dernier. Sur le moment, je ne fis pas vraiment attention à la douleur qui traversa mon bras tout entier, ni même aux bruits étranges que faisait cette chose, je me débattais comme un beau diable, l’adrénaline et cette rage, que j’avais acquis au fil des années, faisant subitement surface. Pourtant, cela ne suffisait pas, je le savais, je le sentais, je faiblissais et lui, lui, il n’était même pas essoufflé. Je me sentais de nouveau vulnérable et misérable, comme lorsque je n’étais qu’un gamin. Je n’étais plus l’adulte qui n’avait peur de rien, j’étais redevenu le gamin terrifié par l’ombre des autres, avant de sombrer dans l’inconscience la plus totale, lorsque mon crâne percuta contre une des roches froides du pavé. L'hémoglobine se mêlait à mes cheveux bruns et l’odeur cuivrée, fut la seule chose que je sentis avant de perdre connaissance.

Si j’avais déjà pensé basculer dans un autre univers en arrivant dans cette ville, j’étais bien loin de m’imaginer ce qui se cachait derrière cet univers à part. Le manoir, l’esclavage, l’existence des vampires, tout ça ressemblait à une vaste blague et durant les premiers jours, je crus que c’était une émission de mauvais goût. Pourtant, il n’y avait ni caméra, ni présentateur avec un costume flashy et un humour douteux, qui m'annonçait que je venais d’être piégé. Au lieu de cela, il y avait des êtres humains aux visages cireux et vide, s’échinant à accomplir des tâches pour des… Vampires. Si j’avais du mal à croire à leur nature, il ne me suffit que d’un ensemble d’un bravade et d’un violent rappel à l’ordre, qui me coûta quelques os brisés, pour comprendre que le mythe destiné à exciter les adolescentes au cinéma, n’en était pas un. Si la chose pouvait paraître séduisante pour beaucoup, c’était loin d’être le cas pour moi, moi qui avais tant pris goût à cette nouvelle liberté, je ne voulais pas me retrouver de nouveau en cage aussi doré fût-elle en apparence. Car ce n’était qu’un apparence, en réalité, elle était aussi putride que la façon dont nos “maîtres” nous voyaient. Je n’étais pas stupide au point de penser que je pourrais leur tenir franchement tête, j’avais pu tester leur supériorité physique et même si cela me tuait de l’avouer, je n’étais pas de taille. Alors, j’ai commencé à chercher un moyen de m’échapper, discrètement, patiemment, scrutant épiant, écoutant même certaine conversations. Je commençais honnêtement à désespéré, lorsque je fis la rencontre de Sean Ezderna, alors que j’étais de corvée en cuisine. Il me parla alors de la Coalition, du but et des enjeux. Si au départ, je fus naturellement méfiant, pensant à une ruse des suceurs de sang pour piéger les esclaves déviants, je fus rassuré de constater qu’il n’en était rien. Je fus donc plus que décidé à rejoindre les rangs, déterminé à retrouver ma liberté, même précaire, mais surtout terrorisé par le fait que ces créatures ne s’approchent de trop prêt de ma personne. Mais, ça, jamais je ne l’avouerai, j’avais espoir et je savais à présent qu’ils n’étaient pas invulnérables et j’étais déterminé à exploiter chacune de leurs failles.

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De la main de Aindreas An Sionnach signé le Lun 6 Mar - 23:07
Pouha j'adore ton choix d'avatar ! Je l'avais utilisé y'a très, très longtemps pour un de mes personnage. What a Face J’approuve grave !

Bienvenue jeune homme en tout cas ! Si tu as la moindre question n'hésites pas. On est là pour ça. Smile En tout cas j'espère que tu te plairas avec nous !

Je te souhaite une bonne rédaction ! Grand hâte de découvrir ce que tu vas nous faire. Smile



- No, not gonna die tonight. We're gonna stand and fight forever -
« Death surrounds, my heartbeat's slowing down. I won't take this world's abuse. I won't give up, I refuse! This is how it feels when you're bent and broken. This is how it feels when your dignity's stolen. When everything you love is leaving you hold on to what you believe in. Break their hold Coz I won't be controlled. They can't keep their chains on me when the truth has set me free. This is how it feels when you take your life back. This is how it feels when you finally fight back. When life pushes me I push harder. What doesn't kill me makes me stronger »
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De la main de Belphégor K. Lewis signé le Lun 6 Mar - 23:12
Merci! J'ai craqué immédiatement en voyant sa bouille de chaton haha Je comprends pourquoi tu l'avais choisi

Thank you! Je n'hésiterai pas!

P.S: Axl Rose en avatar c'est la classe ultime! Voilà, c'est dit!
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De la main de Elijiah H. Jazeem signé le Mar 7 Mar - 8:52
Bienvenue parmi-nous !

Je rejoins l'As, excellent choix d'avatar Et de groupe aussi Comme déjà dit, si tu as des questions ou besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à nous demander. Nous sommes à ton entier service What a Face Oui oui, même avec ce sourire là XD

Bonne continuation pour ta fiche et au plaisir de te lire,

Elijiah



Elijiah Hassan Jazeem
Some say the world will end in fire, some say in ice. From what I’ve tasted of desire I hold with those who favor fire. But if it had to perish twice, I think I know enough of hate to say that for destruction ice is also great and would suffice | Robert Frost - Fire and ice...
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De la main de Viljami Ylönen signé le Mar 7 Mar - 9:40
Bienvenue sur ces terres de perdition !

Bon courage pour la suite de ta fiche bien avancé et bonne chance entre les murs du manoir. :p




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De la main de Belphégor K. Lewis signé le Mar 7 Mar - 10:46
Elijiah> Merci
Je ne vois pas ce qu'à ce sourire, je ne vois qu'une expression sincère et avenante. What a Face

P.s (oui je met des ps partout) : J'adooore ton prénom

Viljami> Thank you!
Je ferais de mon mieux pour assurer ma survie.
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De la main de Tamara Bergson signé le Mar 7 Mar - 17:44
Bienv'nue à River Crow joli casse-croûte charmant jeune homme What a Face

Bonne inspiration pour ta fiche !


Je ne peux pas empêcher cette horrible énergie d'agir. Non, en fait, vous devriez avoir peur de moi. ©️ CRIMSON DAY
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De la main de Vladimir S. Zubrosky signé le Jeu 9 Mar - 11:52
Bienvenue en ces lieux Monsieur Lewis, il est si dommage pour vous d'être né encas. J'espère qu'un jour vous quitterez cette voie à la terrible issue.

( et comme l'a dit mon cher collègue, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas, nous sommes là pour ça et pour toi ;p )


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De la main de Amarok Donoma signé le Jeu 9 Mar - 12:06
Bienvenue ! Mes collègues ont déjà tout dit je ne vais donc pas radoter. Très chouette choix d'avatar en tout cas. Si tu veux un lien ça serait avec plaisir. Smile



You better lose yourself in the music, the moment. You own it, you better never let it go. You only get one shot, do not miss your chance to blow. This opportunity comes once in a lifetime yo. The soul's escaping, through this hole that is gaping. This world is mine for the taking. Make me king, as we move toward a new world order.
     
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De la main de Phannen O. S. Kirstensson signé le Jeu 9 Mar - 12:33
Bienvenue et courage dans cette vie Monsieur Lewis


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De la main de Invité signé le Lun 20 Mar - 10:49
Bienvenue à toi Very Happy
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De la main de Aindreas An Sionnach signé le Jeu 23 Mar - 8:45
Délais demandé et accordé.


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De la main de Rán T. Ýrardóttir signé le Jeu 23 Mar - 12:34
Je dois avouer, j'aime beaucoup l'avatar que tu as choisi ! Et un début de fiche déjà intéressant. =) Je me réjouis d'en découvrir plus sur ce personnage ! Ah et j'en oublie presque mes bonnes manières : je te souhaite la bienvenue sur le forum, et plein d'inspiration pour la rédaction de ta fiche ! On se croisera sûrement dans tous les méandres du forum, alors à tout bientôt Wink



The wind is counting your hair in the light aglow
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De la main de Belphégor K. Lewis signé le Mer 5 Avr - 4:50
Merci à tous pour vos messages de bienvenue, vous êtes adorable! *dix ans plus tard.*

Amarok
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De la main de Aindreas An Sionnach signé le Mer 5 Avr - 12:16

Validé !



Pouha l'orgasme ! C'te claque dans la gueule que je viens de prendre sérieux. Arrow Pardon mais mon Dieu cette fiche de ouf. O.O J'ADORE ! Je suis sous le charme. Je suis fan. Je veux un lien. Des liens, tous pleins, je suis très, très, très emballé. T'as une de ces plumes mon gars. Bref je vais arrêter les compliments, mais cette fiches est splendide. S'tout. XD

Je vais donc te donner les accès dans la foulée. Tu peux désormais faire ta fiche de liens et de RP pour te trouver des partenaires. Si nécessaire, tu peux aussi faire des demandes de RP, de liens en suivant les liens. Et enfin, n'hésites pas non plus à passer dans le flood. N'hésite pas à passer nous rendre visite sur la CB pour faire plus ample connaissance, je ne vais pas t'indiquer où elle se trouve, vu les heures que nous y avons passées ensemble, je crois que tu as trouvé Razz

En cas de question, n'hésites pas à venir faire un tour ICI. Je pense avoir fait le tour.

Je vais désormais t'ouvrir les portes du royaume. Bienvenue à toi. A tout bientôt. Twisted Evil

©️ Lyr


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De la main de Elijiah H. Jazeem signé le Mer 5 Avr - 12:21
Félicitations pour ta validation

Dis-moi, en ce qui concerne ta demande de parrainage, je te mpote dans la journée. Même si je me suis laissé dire que tu sembles parfaitement bien maîtriser ton sujet XD



Elijiah Hassan Jazeem
Some say the world will end in fire, some say in ice. From what I’ve tasted of desire I hold with those who favor fire. But if it had to perish twice, I think I know enough of hate to say that for destruction ice is also great and would suffice | Robert Frost - Fire and ice...
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De la main de Belphégor K. Lewis signé le Mer 5 Avr - 13:22
Aindreas< Merci, merci, je suis ravie que ma fiche t'ai plu, vraiment, ça me touche beaucoup! Et pour les liens ce sera avec plaisir!

Elijiah< Merci!
Vraiment? D'accord alors, je ne veux pas te rajouter une charge de travail supplémentaire si tu penses que ce n'est pas nécessaire.  
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De la main de Elijiah H. Jazeem signé le Mer 5 Avr - 13:29
Ouh mais je vais te MP quand même What a Face Pour qu'on soit sûr que tu aies tous les éléments nécessaires et que tu te sentes bien avec nous. Avec un aussi joli visage en plus, je suis maudis Arrow

Pardon XD Je te mpote là tout de suite maintenant *tousse*



Elijiah Hassan Jazeem
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