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Ezechiel Alberteich ♠ Crash & Burn ♠ [REBELLE - OK]

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♠ Néonate Rebelle et perturbé ♠
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De la main de Ezechiel Alberteich signé le Mar 3 Déc - 12:32
Ezechiel Alberteich
Race : Humain
Nom : Alberteich - Anciennement Klein
Prénoms : Ezechiel - anciennement Charly
Âge : 24 ans. En l’occurrence Ezechiel ne connait pas sa date de naissance.
Originne(s) : Irlandais
Groupe : Rebelle
Métier / Rang : Ezechiel est encore novice. Timide et réservé, il a encore beaucoup de choses à apprendre.
Avatar :Joey Jordison




Description physique


Je suis vraiment obligé de passer pas là ? Je ne peux pas y échapper vous en êtes certains ? Voyez-vous, parler de mon physique me fait mal, me ronge, me torture. Je ne sais pas comment dire cela, je vais tâcher de faire bien vite. Je n'ai pas envie de m'attarder là-dessus. Je pourrais me contenter de dire que je suis une petite personne. Je ne mesure qu'un mètre soixante exactement, voilà dont un complexe numéro un. Mais si seulement je pouvais me contenter d'être petit. Finalement je le vis bien. Je peux aller de partout, je peux passer rapidement inaperçu. Pratique pour aller se planquer dans les cryptes à vampires. Mais ce n'est qu'un détail. Autre partie de mon physique, mes cheveux peut-être. C'est bien la seule chose qui me plait en moi. Ma longue chevelure d'un noir de jais. Je la coupe que très rarement et jamais trop courte, juste le strict minimum pour égaliser les pointes. Elle m'aide à me cacher. Si on me regarde de trop je n'ai qu'à les mettre devant mon visage et prendre la fuite comme je sais si bien le faire. Pour ce qui est de mon style vestimentaire, je n'aime pas dire cela, mais pourtant, c'est bien comme ça que l'on me décrit. Un gothique. Je ne pense pas l'être, je m'habille certes en noir, je porte des plates formes de temps en temps, mais ce n'est que pour certaines choses. La première le sombre, dans la nuit c'est très pratique. On ne vous voit pas. Les plates formes, uniquement pour me grandir. Quand on a un vampire d'un mètre quatre-vingts en face de soit et qu'on lui arrive en dessous de la poitrine, pas bien facile de lui trancher la tête. Et puis, entre nous, mon style, je ne l'ai pas vraiment choisi même si je dois avouer qu'il me va plutôt bien je pense. Je ne choisi jamais rien de toute manière. Qu'est-ce que je peux bien dire d'autre sur mon physique ? Je ne suis pas gros, plutôt mince, un peu beaucoup trop d'ailleurs. Mais je ne mange pas beaucoup. Un repas par jour si ce n'est moins. Manger me fait souffrir. Alors, ça n'ouvre pas l'appétit lorsque l'on se tord de douleur à chaque bouchée vous comprenez.

Comme vous avez pu le remarquer le détail que j'évite depuis tout à l'heure est celui de mon visage. Mon portrait. Que reste-t-il de mon visage, mon réel visage. Pas grand-chose. Si je retire tout mon apparat, chemise, pantalon, chaussettes même, on remarque très rapidement que mon corps n'a rien de parfait. Je ne vais pas tourner autour du pot. Je suis grand brulé, voilà pourquoi je ne parle pas de mon physique. Cela me fait du mal, car le regard des autres est bien trop pesant. Je n'ai pas besoin de pitié, je respire c'est déjà bien. La médecine fait des miracles. Elle a réussi à me redonner une face bien plus que convenable, mais loin d'être parfaite. J'ai encore de nombreuses cicatrices. Je me maquille tous les jours, insistant sur un fond de teint blanc, cadavérique, ou sur les progrès de la science. Il existe une sorte de masque qui m'a coûté les yeux de la tête. Un tout petit filament, fait en je ne sais quel matière. J'ai juste à le mettre et je retrouve une belle peau, presque parfaite. Une deuxième peau si l'on veut. Quand je ne fais pas tout cela, je porte un masque. Kit à me faire voir, un peu plus ou un peu de moins autant se la jouer marginale. Je vois les choses comme ça. Mes yeux sont claires, bleus, très bleus presque transparents, car je suis mal voyant, presque aveugle. Maintenant vous comprenez. Mais je ne suis pas à blâmer. Votre pitié je n'en veux pas. Encore une fois j'ai la chance de respirer, alors je vis comme je le peux, mais je vis...


Descriptions psychologique

Qui je suis ? Cela reste une excellente question. Comment je pourrais me décrire ? Comme un fou ? Non, je ne suis pas fou, détrompez-vous. Ne jamais juger qui que ce sois sur sa propre apparence. Qui je suis reste une question à travers laquelle la réponse est vaste et flou. Quelqu'un de discret, calme, à la limite de l'ombre surement. Je ne parle pas beaucoup, je n'en ai pas la possibilité et sincèrement cela ne me dérange pas. Je n'aime pas le bruit, la surpopulation, le monde m'exaspère, car le monde est si cruel. Je pense sincèrement être un peu différent, un peu particulier. Mais je ne sais pas en quoi. Je n'aime pas les autres, je suis asocial et je le sais. Mais à vrai dire, dites-moi, le monde n'est-il jamais meilleurs qu'à travers l'imagination ou l'univers d'un roman ? Je pense bien que si. Si la vie ne m'a pas beaucoup sourit depuis ma naissance le monde des auteurs le fait très bien. Je m'évade. Je suis un rêveur. J'aime imaginer. Dans ma tête je suis le seul maître à penser. Que demander de plus ? Voilà pourquoi je n'aime pas le monde extérieur. Trop bruyant, trop brutal, bien trop observateur. Je n'aime pas le regard des autres. J'attire souvent la pitié, la peine, je ne sais quoi d'autre. La frayeur pour certain. Oui je fais peur, mais je ne l'ai pas demandé. Je suis solitaire, je n'ai pas d'amis et franchement je m'en fous. Je ne suis pas courageux, mais pas lâche pour autant. Je ne suis pas très fort, mais pas faible non plus. Je vis ma vie, point. Je ne suis pas du genre à m'occuper des affaires des autres.

Personnellement les histoires me passent complètement au-dessus de la tête. Les seules histoires que je connais sont celles des membres de mon groupe de musique. Et encore, il m'arrive régulièrement de leur demander gentiment de se taire. Quand je vous dis que je n'aime pas le bruit. Je sais, paradoxal, je suis musicien, j'aime la musique violente, brutale, le métal, mais la musique, ce n'est qu'un échappatoire. Un moyen de s'évader. Quand je me trouve derrière ma batterie plus rien ne compte et ce sont les seuls moments où je me sens heureux. Et encore. Heureux facile à dire. Je suis quelqu'un d'extrêmement pessimiste. Je vois le mal partout, à chaque instant. Nous vivons dans une société si brutale comment je pourrais penser autrement ? Sincèrement, moi tant que la vie ne m'a pas fait un tout petit sourire je ne pourrais relativiser et voir le bon côté des choses. La mienne n'en a pas. Je suis sensé être une machine à tuer des vampires. Mais je n'y arrive pas, je n'ai ni le courage ni la force de les tuer. Au fond, il ne m'ont rien fait. Non je ne suis pas méchant loin de là. Je suis du genre généreux, j'offrirais un de mes reins au premier des inconnues s'il le fallait. Enfin, façon de parler,l'unique rein que je possède n'est même pas le mien. Bref je sais que je devrais un jour le faire. Pour moi ce dons m'aide dans la vie, mais pas pour tuer. Ce n'est pas moi. Je me dis que je ne serais plus le rebut de la société si j'arrive un jour à le faire. Alors, oui, des fois je tente de partir en chasse mais une fois sur le terrain je prends la fuite. J'ai peur. Je n'aime pas le danger. Ils sont comme les humais, peut-être pire, ils me font peur. Je suis né pour faire ça, mais pour le moment c'est sans moi. Enfin voilà. Je pense que j'ai fait le tour sur qui je suis. Enfin à peu prêt. Je ne peux pas tout dévoiler. J'aime garder mon jardin secret. Retenez juste quelques petits détails qui peuvent être insignifiants ou pas, calme, solitaire, asocial. Rien d'autre à ajouter.  



Biographie

It's a long lonely jorney from death to Birth...


River Crow, je suis né ici, je mourrais ici. Je n'ai jamais rien connu d'autre, jamais vu le monde extérieur, jamais pu jouir de ce qu'il se passe ailleurs, même dans la ville la plus proche. Je suis né ici et je me demande comment je fais pour tenir le coup, pour ne pas tout laisser tomber. Je ne suis pas bien, mais je reste. Je sais que quelque chose me maintient ici, mais quoi ? C'est cela que j'ignore. Je ne peux me permettre de prendre des vacances, de m'offrir un peu de répit. J'ai peur de ce qu'il y a au-delà des immeubles de cette ville. Je suis effrayé. Ici on ne me connait pas, mais rien que leurs regards qui pèsent sur moi me met dans tous mes états. Je me dis que dehors la vie sera bien pires encore. Je ne peux aller me balader sur les plages, ni même me promener un maillot de bain dans l'écume des vagues. J'aimerais découvrir le Canada, l'Europe. Mais le monde est si vaste. J'ai tous mes repères ici en ces lieux. A l'heure à laquelle je vous parle je suis assis sur une chaise, un verre de vin en face de moi, de la piquette, je n'ai pas les moyens de m'en offrir du bon. Je suis en train d'effacer toutes les traces de sang qui imbibe la lame de mon katana. Mes vêtements en sont encore trempés, mais je ne les retire pas. La vue de mon propre corps me fait peur et me ramène sans arrêt à la réalité. Dans mon appartement, aucun miroir, mes couverts sont en plastiques et j'évite un maximum de posséder des objets qui peuvent refléter mon visage. La simple idée de me voir me met dans tous mes états. Je suis effrayé par moi-même, je suis ma plus grosse phobie. Mais pour comprendre tout cela ne vaut-il pas mieux commencer par le commencement ?

Mon histoire n'a rien de très joyeux, de très enrichissante. Je suis l'homme que l'on peine, le type auprès duquel on ne peut ressentir que de la pitié. Je fais peur à voir je le sais. Je pense que seul les gens dans mon état peuvent me comprendre, un cul-de-jatte à la limite, même un manchot. Mais sinon je ne pense pas que le commun des mortel puisse ressentir ce que je ressens. L'idée même, imaginez deux minutes, deux petites minutes le mal que peut causer la plus petite des brûlure. Celle d'une cigarette par exemple. Eteignez la sur votre bras, multipliez la douleur par mille et imaginez un peu. Mais je ne vais pas tous raconter maintenant. Faisons le petit à petit. De ma naissance à mes quatre ans je suppose avoir eu une vie tranquille. Paisible. On m'a expliqué la vie que menaient mes parents. Je suis issus d'une famille modeste à ce qu'il parait. Mon père s'appelait Nick, ma mère Barbara. Et moi, je ne sais même pas quel est mon véritable prénom. Je l'ai oublié. Je n'ai aucun souvenir de ma vie d'enfant. Dès ma naissance jusqu'à mes six ans. La seule choses que je sais, c'est que j'ai survécu à un incendie que je ne pourrais même pas vous expliquer. J'ai perdu ma famille dans cet incident et je suis encore là, sans même savoir. Un miraculé peut-être. Pas tant que ça. On m'a raconté à mon réveille que j'avais passé plus de deux ans dans le coma. Un miracle que je me sois réveillé, un autre que je remarche, un autre que j'ai la force que j'ai maintenant. Je n'ai jamais vraiment compris par quelle puissance je suis encore là. Je ne crois pas en Dieux, je ne crois pas en Hala ou en tous cela. Mais j'ai mes croyances. Je l'appelle Kashash, mais je ne sais même pas d'où cette idée me sort. J'ai appris que l'incendie avait été l’acte d'un pyromane. Pourquoi nous ? Je ne le saurais jamais. Je me suis réveillé, j'avais plus de six ans. Je ne savais plus marcher, ni lire, ni écrire, ni même parler. Dans un état à la limite du végétatif. J'ai du tous réapprendre. Dans ce genre de circonstance seule la volonté compte. Le cœur qui bat en moi doit en avoir pour cinq je pense. Je sais que certaines parties de mon corps ne m'appartiennent pas. J'ai eu une greffe de foie, allez savoir pourquoi et la peau que les médecins ont recollée sur mon corps n'est pas non plus la mienne. Ni même mon rein. Mais je le vis bien. Laissez-moi vous raconter la suite des événements...

Comme tous les enfant je grandis. Un peu différemment des autres si l’on part du principe que je suis resté à l’hôpital toute mon enfance. Le service pédiatrie était ma nouvelle maison, les infirmières mes nouveaux parents, le médecin et les chirurgiens mes oncles, l’assistante social… Ma pire ennemie. J’aime l’hôpital. Là-bas on ne vous regarde pas de travers ou avec un regard débordant de pitié ou de je ne sais trop quoi encore. Je ne savais plus rien faire. Je ne pouvais plus bouger. Rien d’étonnant quand on a plus aucune particule de peau sur le corps. Je ne me rappel pas du visage que j’avais à cette époque là, je n’ai jamais osé me regarder dans un miroir. J’avais même demandé à ce qu'on les enlève tous. J’avais honte, j’avais mal. On ne savait ni mon nom, ni même ma date de naissance, rien. Je ne sais même pas pourquoi. Normalement avec mon adresse on aurait dû. Mais non, rien. Alors on m’avait soupçonné d’avoir été un enfant caché, un môme que l’on avait enlevé à sa famille et jamais retrouvé. Cela pouvait concorder avec la date de certaines disparitions, mais je n’ai jamais voulu en savoir plus. Ma vie était déjà un véritable calvaire, alors je ne voulais pas m’enfoncer. Mon moral était bien trop à plat, savoir la vérité sur qui je suis m’aurait achevé instantanément. La première année qui suivit mon réveil fut pour moi l’une des pires. J’ai dû recevoir plus d’une centaine d’interventions. Si ce n’est plus, je ne sais plus. Petit à petit on me regreffa de la peau, on me reconstruisait. Je savais que je faisais peur, mais bon, je faisais comme si j’étais normal. On greffa aussi un foie, suite à je ne sais trop quoi, une hémorragie, ou un truc dans le genre. Et un rein. Les miens avaient lâché, une insuffisance rénal sans doute. Vous savez, j’en ai tellement vu que personnellement je ne peux pas tous vous dire.

Et puis un jour c’est comme une lueur d’espoir qui était apparue sur mon visage. Je ne voyais rien, du moins très mal, mais je me rendis compte que j’entendais plus que très bien. Pour moi ce n’était pas la voix de Dieux ou de je ne sais trop quoi, mais tout simplement la voie de Kashash, mon espoir, mon Dieux à moi. Je dois être un peu schizophrène je pense mais rien de grave. Deux autres années passèrent et Paige, mon infirmière principale m’apporta un gros gâteau au citron. Je fêtais alors mes dix ans. Assis sur ma chaise roulante, elle m’avait aidé à manger, ne se rendant pas compte que la pâtisserie me brûlait l’estomac et me déchirait les joues. Ma mâchoire avait gravement été endommagée et on avait dû me greffer une plaque à la place du palet. Les mouvements perpétuels de la bouche qui se ferme et se rouvre me font encore mal, et je peux encore sentir de fortes douleurs au niveau de mon estomac à chaque fois que je mange. Mais à l’époque je savais qu’elle avait fait tout ça rien que pour moi. Alors je continuais de manger, me battant contre la douleur. Je pouvais entendre les battements de son cœur, je ne savais pas d’où me venait cette capacité mais j’avais entendu dire que les aveugles avaient les sens plus développés. Comme une sorte de sixième sens dans un, un truc compliqué à laquelle je n’aurais encore une fois, aucune explication. Alors je ne cherchais pas plus loin. Ce jour-là elle m’offrit un livre en braille, et je compris alors qu’il était temps pour moi de réapprendre à vivre. Ce fut elle qui m’apprit à lire, à écrire. La kiné elle, m’apprit à marcher et l’orthophoniste à parler. Du moins, à prononcer des mots. Les années à l’hôpital étaient vraiment belles. Je me revois encore, assis sur mon lit, le livre à la main, regardant Paige et lui dire : «  Taty, dis, dehors, c’est quoi ? Apprendre, aides à apprendre. Savoir, tout savoir Taty. Dis, dis à moi. »

Il est évident qu’à treize ans, aillant connu le choc que j’ai eu, et aillant tous réappris, je parlais bien à ma manière. Encore même maintenant. Ma voix est tranchée, je n’arrive pas à prononcer certaines assonances comme le son « ZE » que je prononce toujours « se » ou encore le son « che » que je prononce « tse ». Mais je sais qu’elle aimait bien m’entendre parler. Elle rigolait tout le temps. C’était mon rayon de soleil. Je reçus ma dernière intervention à seize ans. Mon visage était pratiquement lisse, certes, j’avais encore de nombreuses cicatrices, mais difficile de savoir que des années auparavant j’avais été retrouvé brûlé. Un véritable miracle. L’assistante social me trouva une famille d’accueil, et je dû quitter l’hôpital. A mon plus grand regret. Je ne voulais pas. Je ne savais pas ce qui se trouvait dehors. J’avais peur. C’est avec une simple gourmette offerte par Paige que je mis le premier pied dehors, dessus mon nouveaux nom : « Ezechiel Alberteich» au dos trois mots :  « je t’aime . »

La suite de mon histoire, une douleur perpétuelle. Des rires, des moqueries, et encore des rires. De la pitié de la part de mes enseignants. Lorsque je mis le premier pied hors de l’hôpital, mes parents adoptifs m’accueillirent les bras grands ouverts. Ils étaient gentils dans l’ensemble. Ils prenaient soin de moi, un peu trop d’ailleurs, mais si seulement. J’avais un frère, enfin, un demi ou je ne sais quoi. Le fils de ma famille on va dire. La première fois qu’il me vit sans artifices, sans masque, sans maquillage, sans rien, ce n’est ni de la pitié ni de la moquerie que j’ai pu lire dans son regard, mais de la peur. Une peur certaine. Il me surnomma le monstre, et ce moquait constamment de moi auprès de ses copains. A l’école je n’avais pas d’amis. Forcément. J’avais seize ans quand je mis le pied au lycée pour la première fois. Je suis quelqu’un de très intelligent, alors même avec mon langage difficile j’avais pu rattraper tout mon retard sans grande difficulté. Mes matières préférées, la musique, et la littérature. J’aimais les livres. On me regardait bizarrement car je ne sortait pas sans mon masque. Alors on savait que quelques choses de plutôt mauvais aspect se cachait en dessous de cet apparat. Mais je les ignorais. Pour mon premier noël on invita Paige à venir manger. Je fus si heureux de la revoir. J’en avais les larmes aux yeux. Paige, cette femme à qui je devais tout. Ce n’était pas Isabella que je considérais comme ma mère, mais Paige. Et elle me considérait un peu comme son fils. Je pense qu’elle me fit le plus beau de tous mes cadeaux, son amour. On m’offrit ma première batterie pour cette même année, des disques de métal, de Kiss en passant par du Maiden, mais aussi dans le plus violent comme Korn ou Metallica. Moi je préférais le black, mais je ne disais rien. J’étais enfin heureux. Pour une fois. Ben, mon frère, était jaloux de moi. Enfin je pense. Je ne sais pas, il était toujours bizarre.

A ma deuxième années de lycée je me fis mes premiers amis. Une bande de gothique qui était venu me voir. Me trouvant vraiment « classe ». Ils pensaient en premier lieu que le masque que je portais n’était là que pour me donner un genre, mais non. Quand ils apprirent la vérité ils ne m’ont pas jugé. Loin de là. On monta un groupe de musique métal à travers lequel on se fit vite remarquer. Pour ne pas me rabaisser, ou m’obliger à dévoiler ce qui se cachait derrière mon masque, tous les membres du groupe en partait un. La musique m’aida à me remonter un peu le moral et à me redonner de l’espoir. J’aime vraiment cela. Il s’avère que je suis aussi bon batteur que guitariste bien que mon amour pour les percussions reste quand même sur-développé. C’est un très bon moyen pour se détendre vous savez. Mais comme toutes les bonnes choses on une fin. Je pense sincèrement que je n’ai jamais eu de chance. J’avais dix-huit-ans à cette époque. Je venais de finir l’un de mes concerts quand Paige entra dans la loge, plus pâle que jamais, les mains et les jambes tremblantes. Elle portait à son cou deux petit trous, des marques de… Crocs. Je n’avais jamais pensé aux vampires avant cela. J’en avais juste entendu parler, mais je ne croyais pas en leur existence. Je revois encore la silhouette de Ben, du sang dégoulinant de sa bouche, les yeux reflétant l’enfer… Paige, en train de mourir dans mes bras. Me détestait-il autant pour me faire cela ? Ce soir là les derniers sons qui sortirent de ma bouche furent un cris de rage à en glacer le sang, et le son d’une larme qui tombe contre le sol souillé du sang de la seule personne qui m’avait rendu heureux…

Six ans se sont écoulés depuis la mort de Paige. Six longues années. Ce que j’ai bien pu faire pendant ce temps, pas grand chose, mais plein de choses à la fois. Je suis parti de ma famille, prenant pour simple baguage ma guitare, une paire de baguette, mes livres. Pas de vêtements, rien. Je ne savais pas où j’irais mais je sais que je voulais partir. Seulement, une fois dans le bus, je me souviens avoir pris peur. Le monde à l’extérieur de cette ville et si grand. River Crow est minuscule à l’échelle du monde. Je me suis retrouvé mort de trouille et je ne sais même pas comment je me suis retrouvé à l’extérieur du bus, sous la pluie, les cheveux dégoulinants. Je me souviens avoir retiré mon masque, pour je ne sais quelle raison et avoir attiré le regard des gens. J’en avais juste marre. Ce que j’ai fait par la suite ? Je me suis trouvé un job, un appartement. Je travaillais comme disquaire dans un magasin de musique métal. Le poste m’avait été attribué d’office. Facile quand on connaissait mon groupe. On faisait déjà la première page des magazines tels que « Metallian » à cause de mon départ.

Cela me faisait rire. Je pris aussi le temps pour me renseigner au sujet des vampires. Mes oreilles. Je n’en ai pas parlé. Faisant comme si je n’avais aucun handicap depuis le début de mon récit. Voilà pourquoi. Je n’ai peut-être pas la vue, mais ne vous attendez pas à ce que je me prennent le premier lampadaire que je croise ou que je passe sous un camion en voulant traverser la rue. Mon ouïe est sur développée. J’ignore d’où cela me vient, et au final je m’en fous, quelle importance ? Je travaillais avec un homme du nom de Sam. Il m’expliqua l’histoire de la ville, personne ne m’avait jamais rien dit à ce sujet. Léandre un soit disant dictateur avait prit le pouvoir, rêvant de construire une sorte d’armée vampirique où je ne sais quoi encore. Il enlevait les gens pour en faire des martyres. Et c’est ainsi que je rentrais dans ce qu’ils appellent la rébellion. Il m’apprit l’art du katana, à me défendre, la vie des vampires, comment les chercher où les trouver et comment les tuer. Tout mon savoir je le tiens de lui. La seule choses que je voulais c’était retrouver Ben et venger Paige. Mais je n’ai pas l’âme vengeur. Au bout du compte, j’ai arrêté de le traquer. Avec mon histoire je sais que rien n’arrive au hasard alors, je préfère me dire que c’était malheureusement son heure.

J’ai aussi profité des progrès de la science. Je me suis autorisé deux trois interventions en plus et l’achat d’un masque particulier. Avec lui je retrouve le visage que j’aurais dû avoir à la perfection. Mais je continue quand même de porter les autres de temps en temps. Difficile de quitter quelques choses, un mode de vie que l’on accommode depuis des années. Aujourd’hui j’ai vingt-quatre ans, mais aussi plus aucun secret pour vous. Vous avez voulu savoir qui je suis, soit, je vous l’ai dit. Je ne suis pas du genre à chercher les ennuies et même si j’ai encore honte de ce que je suis, je n’ai plus envie de me cacher. On me dit souvent que j’ai le cœur sur la main, que je possède une énorme générosité. Je suis trop gentil parait-il. Mais je préfère être comme cela que de ressembler à tout ces criminels qui se promènent dans les rues. Je suis un rebelle depuis maintenant quatre ans. Je ne déteste pas les vampires, uniquement ceux qui font du mal aux autres. Mon objectif, trouver le courage d’aller à l’encontre de ce fameux Wellan et de lui proposer mon aide. Je ne vois pas, je ne suis pas le plus fort et de loin le plus courageux. Mais ma volonté fait que je peux lui être utile. Peu importe la manière. La seule chose que vous devez savoir est celle-là, je ne vous aime pas, vous me faites tous peur, vous êtes tous faux. Ce n’est pas moi le monstre. C’est vous…



Dernières petites précisions

Ce personnage est-il un PV ? (si oui de qui): Non
Avez-vous des liens avec d'autres personnages ? :

♠ Elijah H. Jazeem : Il me regarde bizarrement. Je ne l'aime pas. Enfin, dans le fond, j'en sais trop rien. Il prétend vouloir m'aider, et m'apprendre. Mais je n'ai pas confiance. Du moins pas pour le moment.

♠ Adriel Ziegel : Le vampire qui a causé l'incendie dans lequel il a faillis périr. Il est l'homme qui va pousser Ezechiel dans à détester la race vampirique. (PV)
Comment avez-vous découvert le forum ? : A ça, c'est un secret.
Vos impressions : Je ne suis pas objectif.
Votre taux de présence :Tout les jours.
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There's blood on your hands and you're trying to save me. It's your second chance, but you can't save me now. You've done what you can, with a kiss to betray me. So the story goes... My walls are tumbling down, no hope to be found. I'm breaking down...and I've got nowhere to go.
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De la main de Elijiah H. Jazeem signé le Mar 3 Déc - 15:11
Ta fiche est juste parfaite !!


Et non, je ne dit pas ça parce-que tu me plais bien
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Ezechiel Alberteich ♠ Crash & Burn ♠ [REBELLE - OK]

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